
Après l'annulation des douze chef d'inculpation durant l'affaire justicière qu'il a connu en 2005, Michael Jackson a pris une année sabbatique et a repris les studios d'enregistrements.
Des artistes comme KanYe West, Will.I.Am, Fergie, Akon, Ne Yo ont participé dans l'élaboration des quelques titres.
Mais une fois libéré des ces accusations, de nouvelles attaques refont surface (d'ordre financière) qui ont complètement endetté la star des années 80 : ne souhaitant pas revendre le catalogue de chanson qu'il a acheté qui contient une bonne partie des titres de Beatles et même récemment une partie du travail d'Eminem, il s'est décidé à faire fructifier ses albums.
Tout a commencé par une longue série de Best Of (Number Ones, The Very Best Of, The Ultimate Collection). Aujourd'hui à l'occasion du 25e anniversaire de l'album le plus vendu de tous les temps, Michael Jackson remet ça en proposant une version 25th Aniversary.
Comme pour Windows Vista, cet album s'est décliné en plusieurs offre : cela part de la version normal plus 3 remix, à une version qui contient ces 3 remix avec un DVD (tous les clips de la période Thriller).
A l'exception des remix, absolument rien de nouveau.
Parmi ces quatre remix, un seul dégage un certain intérêt aux vues des réactions dans les forum : The Girl Is Mine 2008 feat. Will.i.am qui est assez intéressant : il y a un petit travail sur le mélodie dont les 3 autres remix (Beat It avec Fergie très médiocre, Wanna Be Startin' Somethin' version Akon ennuyante, et un Billie Jean version KanYe West qui aurait pu être intéressant si un sur-utilisation de samples mal position notamment au début du titre n'étaient pas là).
Aux dernières nouvelles des concerts sont programmés au printemps 2008 pour effacer l'ardoise qui s'alourdit chaque jour un peu plus...
D'après certaines sources, Michael Jackson n'aurait même plus l'intention de sortir un nouvel album : il souhaiterait mettre en avant quelques singles pour vendre sa musique autrement.
Il est vrai qu'aujourd'hui ce ne sont plus les disques qui permettent aux stars de se refaire une santé financière mais... les concerts et les produits dérivés (sonneries de téléphone portable, droit d'auteur pour la publicité etc).
Prince a été le premier artiste de son envergure à voir, et ce depuis la fin des années 90, la puissance d'internet : il a pendant quelques années mis en ligne ses albums, et offert quelques extras au personnes qui s'inscrivait sur son site NPG.com). Aujourd'hui Radiohead et même très récemment Madonna ont exprimé leur envie de se débarrasser de leur dépendance aux maisons de disque.
Aujourd'hui, pas mal d'artistes médiocres ou non ont percé leur trou dans l'industrie de la musique uniquement grâce à internet : Lilly Hallen, et beaucoup d'autres doivent beaucoup à des sites communautaire tels que Myspace.
La notoriété ne se gagne plus sur le même terrain qu'autrefois à savoir la radio, la télévision ou la presse écrite. Internet est en train de devenir le principale vecteur de notoriété.
Je peux d'ailleurs vous citer la société Skyrock qui initialement connu pour être une station de radio qui diffusait de la musique Rock et Électronique, s'est transformée en station « HIP HOP R&B » ce qui lui a permit d'acquérir la notoriété nécessaire pour créer les fameux Skyblog.
En 2007, le directeur de Skyrock déclare fièrement que Skyrock est aujourd'hui avant une société tournée vers le monde numérique : " Cette année, nous sommes devenus une société internet. Maintenant, nous disons que nous faisons aussi de la radio ".
La télévision est elle aussi court-circuitée par l'internet : les sites tels que Youtube ou Dailymotion ont causé énormément de tort. En effet, les jeunes de 16 à 25 ans passent plus de temps devant leur moniteur que l'écran télé. A tel point d'ailleurs, que le groupe TF1 a décidé d'attaquer ces deux sites pour héberger des vidéos qui contiennent des fragments de leur émissions, ainsi que des épisodes entiers de leurs séries phares dont ils ont acquis les droits de diffusion très chèrement. Cette situation démontre clairement la montée en puissance de l'internet.
En ce moment, des lois sont sur le point d'être votées qui permettront au même titre qu'un visiteur de sites pédophiles d'entrer dans l'ordinateur des utilisateurs de logiciels Peer to Peer.
Il s'agit là de la dernière tentative des maisons de disques pour amortir l'incroyable baisse de vente (même si une étude Canadienne a démontré que le lien entre le téléchargement et la baisse des ventes de CD n'existe pas).
Ce qui est extrêmement curieux c'est de voir la lourdeur, le refus d'adaptation des maisons de disques qui jusqu'aujourd'hui avaient une telle influence sur l'artiste (certains artistes ont vu bon nombres de leurs projets écartés car ils ne collaient pas à l'image qu'ils veulent renvoyer de « leur » artistes comme ils le disent si bien) : je pense que c'est un combat perdu d'avance car en face vous avez des programmeurs fous qui sont capables de contourner à chaque fois un peu plus les barrières et en causant plus de dégâts. Il n'existe pas à ce jour de logiciels qui n'ait été piraté (même ceux réputés inviolable tels que Windows XP ou même Vista lors de sa sortie).
Je pense que les maisons de disques seront ce qu'est aujourd'hui le label Motown pour la musique du XXIe siècle à savoir, un microcosme qui ne serait plus que l'ombre de lui même.
Parallèlement de nouvelles alternatives de production musicales sont en train d'éclore. En effet, vous avez le site http://www.mymajorcompany.com/ où les visiteurs notent et paient directement les artistes : dès que 70 000 € sont réunis pour un artiste, un album est produit, et 30 % des bénéfices sont reversés aux parrains.
Une belle alternative pour les artistes et un bel exemple d'économie interactive.
Vous avez aussi le site Airtist qui permet de télécharger légalement de la musique : vous visualisez une publicité puis vous pouvez télécharger cette musique sans DRM ! Pour l'instant ce site ne contient que des artistes indépendants. Mais ce site est approché par Sony BMG et d'autres sites !
La musique est sur le point d'être consommée et échangée de façon complètement différente !
Moralité : les maisons de disques gagnent du temps pour mieux préparer le terrain !

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