C'est dure de retrouver la motivation
de rédiger un ou plusieurs articles intéressant. J'aurai voulu vous
parler de politique comme à la bonne époque mais les choses vont
tellement vite depuis 2007 dans la connerie, et elles me paraissent
tellement évidentes que cela se passe de commentaire.
Je pense qu'il est nécessaire de
passer à autre chose quand cela le nécessite. Actuellement je
repense souvent à mes ex. Lorsque je me rend à Chatelet, ou en face
de la Tour Eiffel je repense à Sophie.
Lorsque je marche près de La Défense,
je repense à Kaltoum.
Lorsque je vois le Sacré Coeur je
repense à Ulla. Lorsque je me rend près de la Tour Montparnasse, je
repense à Sarah.
Lorsque je marche près de Bercy, je
repense à Embarka. Lorsque je vais à St-Lazare/Opéra je repense à
Jamila.
C'est fou à quelle point les souvenirs
me reviennent à la gueule comme un boom rang. Si je me rang à
Versailles, je repense à Nacéra.
Et hier soir, je repense à cette
personne avec qui j'ai fait des grimaces dans le tramway et qui a
capté mon attention ensuite :
Je l'imitais en lui faisant comprendre
que je lui reprochais de faire la gueule. Il faut la comprendre car
je venais de revoir Erick à Aulnay Sous Bois, il était aux
alentours de 23h.
Sans prononcer un mot, j'ai fait des
grimaces en tentant de l'imiter : elle me répond sur le même
registre en me faisant comprendre qu'elle est malade (elle fait
semblant d'éternuer).
Lorsque nos yeux se sont recroisés de
nouveau. Elle a sourit puis m'a surpris en me demandant si je
revenais du travail.
Je lui ai dit que non etc. Puis elle a
repondu exactement la même chose. Arrivé à l'avant dernière
station avant de descendre, je priais intérieurement qu'elle
descende en même temps que moi.
Finalement c'est ce qu'elle a fait
parce qu'elle a compris dans ma façon de bouger que mon arrivée
était proche.
Très vite, je l'ai vu s'abrité sous
l'abris au bord du quai. Je me suis qu'elle ne voulait probablement
pas qu'on fasse connaissance et qu'il est tard (je ne voulais pas
l'effrayer : eh
Finalement, je pensais qu'ensuite elle
était juste derrière moi pour traverser la voie, et lorsque j'ai vu
qu'elle n'était plus là j'ai compris mon erreur.
Elle avait volontairement descendu pour
justement que je prenne l'initiative de lui parler. En me voyant
m'éloigner elle a crû comprendre que je n'étais pas intéressé.
Quel mal-entendu. Il m'est arrivé de
repenser à elle souvent. Et j'ai même pensé à reprendre
aujourd'hui le même tramway en espérant le recroisé mais
finalement j'ai préféré rester chez mes parents (cela faisait deux
semaines qu'ils ne m'avaient pas vu...).
Peut-être que je la recroiserai...
Peut-être... En tout cas, je n'oublierai pas son accent anglais ou
finnois, et le sourire qu'elle avait : elle était simplement
adorable. Avec ses yeux, qui ont cette pureté enfantine, ornés
d'une couronne blonde.
Elle m'a plû.
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