J'étais en train de regarder la télé. Un type sonne chez moi et me propose de boire un verre de thé. Très vite on switch sur la crasse de cette société. Dans la vie comme ici, j'ai du mal à cacher J'aspire à sauver mon âme. J'ai bien plus peur de Dieu que de vous, bande de fils de pute. Je ne veux pas avoir une femme et encore moins des enfants qui vous ressemblent. Vous n'avez qu'à crever de tristesse, noyer dans vos certitudes hypocrites. Mes gosses ne ressembleront jamais à ce que vous êtes ou à ce que vous souhaitez être.
On a discuté de la crasse de cette société. La merde qui m'empêche de respirer. Et à ma grande surprise, il a du On parle, on se rend compte qu'on est pareil. On aspire à la même chose. La façon de d'élever nos gosses. De voir la vie. Nos priorités, nos valeurs. Ca fait du bien de ne pas avoir à se trouver devant un(e) con(ne) dont l'argumentaire se résume à "pourquoi pas". Ca m'a fait du bien. Je peux dire que si je devais avoir de nouvelles fréquentations c'est dans ce sens-là que j'aimerai m'orienter. Le mec parlait exactement comme moi : le sens des priorités, ne pas se disperser, s'attacher à ses valeurs. C'est une agréable manière d'entamer cette semaine. Le coeur apaisée par des mots qui font échos à tes propres pensées. Ce n'est pas la première fois que je le dis ici : c'est comme si Dieu m'éloignait des gens inutiles, des manipulatrices, superficiel(les), puériles, des menteurs, des menteuses, des personnes qui n'ont rien dans leur coeur, qui vivent pour leur vie, et qui réservent leur spontanéité pour te dire des conneries au téléphone ou par mail au lieu de témoigner de l'affection. Qui te réserve leur sourire pour te demander quelque chose. Je suis devenu < huck quand cette soupe de diarrhée a commencé à me faire vomir.
A part ce mec, toutes les personnes qui m'ont appelé cette semaine, j'ai bien dit TOUTES l'ont fait pour me demander quelque chose ou faire leur intéressante. Qui s'intéresse à moi si on met de côté mon potentiel : personne. Allez tous et toutes vous faire voir. Je sais pertinemment que tu ne m'aurais pas appelé si je n'étais pas un ingénieur stagiaire. Je sais pertinemment que tu n'aurais jamais appelé ou accepter notre premier rendez-vous si j'étais pas un étudiant en électronique. Tu n'aurais jamais garder mon numéro, tu ne m'aurais jamais relancé comme tu l'as fait si tu ne sentais pas que quelque chose se prépare dans ma vie. Je sais que tu sens tout ça. Jusqu'ici je décrochais parce que j'espérais que tu allais me faire mentir, que tu allais craquer, fatiguée par les efforts que tu fournies pour jouer ce jeu. Je le pensais, non, je l'espérais sincèrement. Mais en fait, tu es dans ton élément.
Mais sache comme tu l'as si bien dit un soir chérie en parlant de toi-même, "je ne sais pas quelle place je pourrais avoir dans ta vie". Si tu avais un coeur tu l'aurais deviné, tu aurais compris ce qu'il me manque, ce que je cherche et je pense que n'importe quel trou du cul qui lit régulièrement mes articles ici l'aurait deviné. Si tu avais un coeur, tu l'aurais saisie et tu t'y serais épanouie. Mais ton orgueil, cette putain de fierté mal placée, tes caprices de snobinarde du ghetto te font croire que ton attitude te rend différentes des autres. Tu n'as rien d'exceptionnelle. Je pense même que tu sais ce qu'il me manque et très probablement tu t'en sers pour obtenir des faveurs auxquelles j'ai refusé à des personnes bien plus affectueuse que toi. Mais tu peux toujours espérer.
J'ai rencontré des personnes avant toi qui ont connu l'enfer, qui en sont devenu en partie barge, qui se mettent à chialer sans raison. Qui n'osent plus s'approcher de gosses parce qu'elles ont peur de reproduire ce qu'on leur a fait. Tu es loin avec ta petite vie de fille "open" d'être originale. Tu as le culot de croire que tu es bien placé pour choisir mais la vérité c'est que même si tu rencontres TON idéal, tu n'en serais pas digne. Réfléchis un peu à ça chérie, avant de m'appeler, faire semblant de prendre de mes nouvelles, quand tu attends ton bus, où lorsque tu rentres chez toi à pied quand les bus sont en grèves.
Quand on aime quelqu'un, on anticipe un minimum ses angoisses, on prend de ses nouvelles. Mais toi tu es bien la personne la plus hideuse que je connaisse. Je n'ai jamais aimé une seule femme. Pas une seule personne en dehors de ma famille. JAMAIS. J'ai eu dans ma vie des personnes qui me disaient qu'elles m'aimaient ou qui se persuadaient qu'elles m'aimaient. Mais jamais elle n'était aussi hideuse que toi et tes manières de béquasse. Je te l'ai toujours dit, être sexy n'est pas un critère suffisant.
Il m'a parlé de ces gens qui l'ont invité à prendre un plan location appart pour les vacances mais qu'il a préféré se concentrer sur son taffe : "le boulot, la maison (c'est-à-dire la famille etc)" Pas plus tard que vendredi on m'a proposé de diner avec des gens de ma fac mais j'étais de permanence. J'aurai pu laisser afficher un mot sur la porte avec mon numéro en cas d'urgence, mais le mec que je suis devenu m'a dit : "pourquoi tu te disperses comme ça ? tu vas faire semblant de t'intéresser à leur problème, peut-être même que tu te sentiras concerné mais est ce que tu n'essaierais pas d'oublier ta mission, ton rêve, le destin que tu souhaites t'imposer" Et là mon pote, les choses m'ont paru plus claire, les choix plus évident à prendre. Un choix que Huck aurait difficilement pris. Je me serais dispersé comme une merde. Et ce soir, je peux te dire que je suis fière de ce que je deviens. Il m'est arrivé d'écrire ici, que certain soir je me dégoute. J'aime ce que je veux devenir, mais ce que je m'impose me fait mal certains soirs. Là l'écoeurement n'est pas loin. Ensuite tu te dis : "espèce de trou du cul, tes caprices qu'est ce qu'ils sont comparé à travailler dans les mines de Valenciennes dans les années 70 ? Qu'est ce que c'est comparé à travailler dans les usines du siècle dernier à soulever des taules ? Qu'est ce que c'est comparé à élever une famille de quatre enfant, avoir deux boulots, pour que tes gosses mangent à leur faim dans un maison en ruine dans les années 80 ?" Qu'est ce qu'est c'est comparé à ça ? Quand tu vis à Paris, que tu parles plusieurs langues et que tu travailles dans l'aéronautique et que tu interviens dans un pôle stratégie de l'une des plus grosse boite d'électronique de la planète. Dieu m'a donné la faculté de relativisé. Quand on a connu la misère, la vraie, celle qui pousse ton père à acheter du charbon pour chauffer, celle qui oblige ton père à te soigner avec ses propre mains lorsque tu as le crâne fendu, je peux te dire que ça te ressurgit à la gueule comme une claque ou un uppercut, quand arrive l'âge de raison.
Je suis un homme maintenant je fais des choix et j'assume mes choix en fonction de mes principes. Combien de personnes comprennent vraiment cette phrase ? Tu peux me le dire mon frère ? Moi je dis qu'il y en a autant qui comprennent ça que de personnes qui détournent les yeux quand ils voient une pute dans le métro... Ce type est venu et m'a donné un piqure de rappel : tout ce qu'il disait je l'ai déjà abordé ici mais lorsque ça sort de la bouche de quelqu'un d'autre, ça te fait un bien fou. Je dois encore faire le ménage dans mon entourage : épurer encore et encore, pour attendre la perfection. Quitte à se retrouver seul mais je sais que le jour où je trouverai les bonnes personnes j'aurai conscience de leurs valeurs. Je me prépare à une longue traversée du désert qui probablement endurciera mon coeur plus qu'il ne l'est déjà maintenant mais Dieu lit ce qu'il y a dans le coeur des hommes, et il sait que j'apprécierai à ça juste valeur quand je l'aurai trouvée.
L'étoffe des héros mon frère.L'étoffe des héros. |