La semaine commence, et j'ai maté le film l'Arnaque : incroyable histoire d'un type qui venge son mentor, ami et complice de ce qu'il considérait être alors comme ses plus grandes réussites d'escroquerie. Oui il va le venger avec un classe incroyable. Il, c'est Robert Redford. Celui qui va l'aider c'est le regretté Paul Newman. Un film d'une très très grande classe, comme je n'en pas vu depuis assez longtemps. Les couleurs, les décors, les costumes, les dialogues sont parfaits. Un film que je recommande.
Hier je rentre chez moi. Assez fatigué mais pas assez pour fermer les yeux. J'allume la télé et je tombe sur une rediffusion de Lady Chatterlay et l'homme des bois. Un chick lit plutôt réussi. Non, il ne s'agit de femelles trentaines à la con en train de se chercher respectivement un mec. Non il ne s'agit pas de vieilles peau lubriques, des fausses jeunes, au vagin refait qui étale leur passe (je pense à la série sex & the city que toutes les mal baisées de la terre suiv(ai)ent assiduement).
Non, il s'agit d'une lady? Chérie, tu te souviens encore de ce que ça veut dire ? Non ?! Regarde ce film t'aura une petite idée. C'est l'histoire d'une femme triste depuis que son mari, de retour de guerre a perdu ses deux jambes. Cette femme est très atteinte par la distance de son mari, replié sur lui-même, probablement à cause des horreurs qu'il a pu être un spectateur ou acteur... Un jour, sur les conseils de sa bonne, elle se promène dans la forêt et rencontre le garde-forestier, un ours mal-léché, replié sur lui-même. Trainant son corps comme un poids, une barrique d'amertume. La lady, Constance, prend au fure et à mesure l'habitude de rendre visite à cette homme pour voir naître les poussins, le voir couper du bois. Comme tu le devines, ils baisent plusieurs fois, allant à chaque fois plus loin dans l'expression de leur liberté (ils courent à poil sous la pluie, se confectionnent des décorations végétales pour leur corps etc.)
Ces deux films très différents aussi bien pour leur thème, que l'époque qu'ils illustrent, ont un point commun : ils ont suscité en moi une certaine admiration, et une mélancolie.
Je ne sais pas si c'est le fait de me dire que je haie notre époque et les gens. Je ne sais pas si Lady Constance m'a rappelé que je n'ai jamais aimé aucune femme. Je ne sais rien. En tout cas je salue la performance des acteurs.
 La sublime Marina Hands dans le rôle de Lady Constance Chatterley : incarnation de la fraicheur, de la pureté et de l'abandon de soi.
 Robert Redford (à droite) et l'inégalable Paul Newman dans la comédie classe l'Arnaque.
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