L'amour démarre là où certaines
choses ce sont arrêtées. Parfois, elles cherchent la sécurité
qu'elle n'ont jamais connue, ou qu'elle ne peuvent envisager de vivre
sans.
Parfois c'est de l'attention, avoir une
oreille vraiment concernée par ce qu'il t'arrive.
L'amour, ou plutôt ce qu'on appelle
« amour » existe pour différente raisons. Le cerveau
fait le reste. On est tous des machines pensantes qui se laissent
aller à leurs imaginations : parfois en idéalisant la personne en
face, en la mettant au dessus de beaucoup de chose y compris de
soit-même... C'est ce que Huck faisait...
Il arrive parfois aussi, de laisser
l'imagination pousser les choses au point de les noircir, jusqu'au
point de pourrir celle que l'on aurait pu
aimer.
Noircir jusqu'à pourrir, et blesser.
Ca m'est déjà arrivé. Quand ton coeur est parfaitement fermé. Et
qu'il n'y a plus aucune possibilité qu'il se décontracte que de
faire du mal, tu plonges dans le mal et tu t'y complais.
Tu deviens abominable jusqu'à ce que
tu fais t'écoeures, te répugnes, et parfois cela te conduit à
ressentir de la peine.
Après avoir vomi tout ce mal, la peine que
tu ressens est le seul remède qui peut attendrir ton coeur, et là
peut-être tu pourras refaire confiance.
J'ai fait confiance et j'ai été déçu
à de nombreuse. J'ai noirci ma vision des choses jusqu'à ressentir
une peine profonde. Et paradoxalement, je suis content de ressentir
ça. Comme si je renaissais, comme si une eau boueuse irrigué une
terre balafrée par une longue sécheresse.
Donc voilà où j'en suis, j'ai
conscience de qui je suis, en bien ou en mal. Mais j'ai compris qu'il
fallait que je passe par là, pour être une nouvelle personne... de
nouveau.
J'ai gagné en méfiance, j'ai gagné
en sincérité, j'ai gagné en espoir, j'ai gagné en indépendance
mentale.
Quand je fais du bien, je le fais plus
que jamais de façon désintéressée mais avec une sacré couche de
méfiance.
Maintenant le « jeu » consiste à
choisir quel moment <huck doit parler et à quel moment Huck prend le
relais. Mais le coeur n'est plus totalement fermé. Je pense que je
suis de nouveau prêt à essayer d'aimer car je
n'ai jamais aimé.
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