Aujourd'hui, en France, tout le monde
est en état de choque. Je suis « choqué », je suis
« choqué », « je suis choqué ».
C'est devenu une mode. Je suis entouré
de gens fragiles aussi bien à la télé que dans les rues.
« choqué », je suis
« choqué », « je suis choqué ». C'est
devenu pour les politiciens une posture normale : dès qu'un individu
met en doute la véracité des propos de l'autre « je suis
choqué ».
A tel point que c'est devenu une
expression pour marquer un désaccord plutôt qu'un réel choc. Dans
cette société où les gens se bousculent pour savoir qui est la
plus grande des victimes, qui a eu les ancêtres les plus maltraité,
qui a été insulté etc, qui exploite qui et comment, je n'ai plus
envie de croire en rien ni personne.
Ces cons créent des association
« pour » quelque chose et bien souvent ça se traduit
contre quelqu'un ou quelque chose.
Tiens prend par exemple le dernier film
avec Brad Pitt qui parle de Polonais qui « cassent » du
Nazi. C'est un Nazi donc on peut être plus royaliste que le roi. La
bande annonce que j'ai vu il y a quelque temps n'a rien à envier à
celui d'un film sado-maso et barbare.
J'allume la télé et on me parle de ce
rappeur qui raconte une histoire et qui interprète le rôle d'un mec
qui utilise des mots crûs (en gros il veut séquestrer sa copine
qu'il a surpris en train d'embrasser un autre). Un débat
inimaginable s'il s'agissait d'une caricature de prophète ou une
blague dégueux sur les prêtres pédophiles la fête de pâque...
Oui mec, les journalistes se disent et
si les artistes devaient être censurés ?
Comme quoi leur « choquage »
est à dimension variable.
Ou par exemple quand je vois blanc, un
noir ou un arabe qui défend sa culture, sa tradition (combat que je
trouve salutaire dans cette période où les repères se désintègres
où ce qui est mal peut être bien) souvent en y associant un combat
contre le racisme et qui quelques instants après tu les vois en
train de se foutre des de Chinois.
Je reprendrai une expression de
Dieudonné (qui parlait des gens qui se moquent de Brigitte Bardot),
mais cette fois pour les gens qui se
moquent des Chinois : « tu peux y aller c'est subventionné ».
S'il y avait une pyramide du racisme,
les Chinois sont les gens sur qui n'importe qui peut se foutre
gratuitement. Je me souviens il y a un an, d'une mère de famille qui
tient un blog très fréquenté qui utilisait le mot niakoué pour
désigner un billet jaune.
C'est comme si je désignais une télé
noire, une télé « bamboula ». Un fauteuil en cuir
marron, un fauteuil « bougnoule ».
Comme le disait mon prof de Français au collège, "comment on donne le droit de vote à déjà comme vous ?"
Les gens détestent tellement les
Chinois ici, qu'une exposition « Our Body » présentait
des corps découpés en morceau et plastifiés a eu du succès.
Récemment la boîte qui gère cette
expo a perdu un procès en appel qui lui impose d'arrêter cette
exposition de la honte. Les associations qui ont attaqué cette boîte
soupçonne qu'il y ait un trafic d'être humains la dessous car pour
plastifier les corps il faudrait que cela se fasse juste après leur
mort.
Le gérant de l'expo avait prétendu à
gauche à droite qu'il disposait des documents qui prouvent que ces
gens ont donné leur corps à la science. Ces documents il ne les a
pas puisque le juge déclare qu'aucun document de ce type ne lui a
été présenté.
Tout ce qui était bon devient
aujourd'hui mauvais et inversement. Beaucoup « d'artistes »
et forcément les gens qui les suivent, croient trouver
l'intelligence qui leur fait défaut dans la transgression et
l'impertinence.
Huck était au départ la réincarnation numérique de Huckleberry Finn, le célèbre personnage qui traverse le Mississipi avec son ami Jim. Il avait remplacé sa rame par une souris optique et a commencé à traverser les flots de bits qui transitent dans ce fleuve, lit d'une hyper réalité, qu'est internet en donnant son point de vue sur tout.
Fondamentalement généreux, défendant les malheureux du monde, qu'ils viennent en cargot ou pas, qu'ils meurent sous les bombes ou non, et ce, durant plus d'une année.
Jusqu'au jour où il se rend compte que ses bons sentiments n'ont jamais sauvé personne et qu'une entité noire, qu'il a jusqu'à là retenue le séduise. Après de nombreuses trahisons, désillusions, il comprend qu'en devenant intelligent, il se condamne à être triste.
C'est alors qu'un dernier sursaut, condensé par une énergie nouvelle, pétrie d'orgueil et du matérialisme le plus profond le transforme en une autre personne. Ce qu'il n'était pas sera maintenant sa nouvelle forme.
Il devient < huck.
Se complaisant dans sa noirceur et ne faisant confiance à personne si ce n'est à son propre potentiel, il prend le contrôle de ce blog puis se sert de son alter ego Huck comme caution de son égoïsme, de sa haine qui le nourrit, lui permettant de survivre et surtout de se surpasser.
Plus que jamais, ce que certains considéraient comme les mauvais traits de Huck, seront totalement exacerbés, et théorisés pour former < huck.
Son objectif n'est plus de dénoncer les injustices comme le faisait Huck mais devenir riche et écraser ses contemporains jusqu'à ce que leurs os traversent le sol. Cette haine décuple ses forces comme jamais.
En gagnant les élections inter résidence universitaire du XIIIe arrondissement de Paris, il devient " Le Baron du XIIIe arrondissement " en novembre 2008 en mettant à genou la plus grosse association d'étudiants de France (l'UNEF : 29,09% contre 70,91% pour sa liste).
Homme d'affaires, son réseau professionnel se tisse jusque dans le milieu politique.
Mettre le nom de son vieux père à une hauteur qu'il n'a jamais imaginée, et briser vos espoirs en concrétisant les siens sont devenus sa raison de vivre.
Bienvenue dans la face sombre du Huckleberry Finn du XXIe Siècle.