 Dernièrement il m'arrive
d'écouter, de lire l'actualité plus régulièrement qu'avant (du
fait du temps de transport qui m'oblige à lire des journaux gratuits
pour tuer le temps). Et je suis frappé par l'assèchement des
valeurs des gens. Pour résumer les choses, j'ai l'impression
qu'ils ressemblent de plus en plus à des animaux. J'ai eu quelques
débats à la pause déjeuner avec d'autres stagiaires, sur la
prostitution, et sur beaucoup d'autres sujets. Il m'est arrivé
d'écrire ici que j'ai vu bien plus d'humanité dans les yeux d'une
pute que dans beaucoup de celle qui se sente intouchable et propre
sur elle mais je ne cautionne pas la prostitution. Alors je me
suis malgré moi retrouvé dans une situation assez inédites :
défendre la morale, et celle des femmes qui ont ce type d'activité.
En face de moi, j'avais des gens qui m'expliquaient qu'on ne doit pas
juger et que ce n'est pas plus dégradant que de bosser dans une
boîte quelconque. Je me dis "merde, mais qu'est ce que c'est
que ces gens-là ?". Si je leur demandais ce qu'il ferait s'ils
apprenais que leur fille se prostitue, il me résumait la chose que
c'est un choix de vie. Merde mais dans quel époque, on vit.
L'un
d'entre eux, âgé d'une quarantaine d'année, m'explique que la
chite n'est pas une drogue si grave que cela et qu'il faudrait
légaliser etc. Il me sort un discourt à la con sur le fait que
c'est "une grande hypocrisie" que tout le monde en a déjà
fumé. Et là je lui répond que ce n'était pas vrai : je parlais
en mon nom, et par rapport au fait que les statistiques ne
correspondent aucunement à des chiffres sérieux (entre ceux qui
répondu honnêtement au questionnaire et ceux qui ont eu peur
d'avoir des représailles, il peut y avoir un sacré
écart).
Quelques jours plus tard, il m'expliquera qu'il ne
faut pas plannifier sa vie car on passe à côté de la sienne. Les
phrases lourdes, archi chiante de ce type me fatigue énormément. A
tel point que je ne répond jamais quand quelqu'un sort ce type
d'argument. En réalité, j'aurai dû lui dire que je préfère
être riche et avoir des problèmes de riches, que d'être pauvres et
crever la dalle... Mais non, ce genre de blabla correspond bien à
ce qu'on entend dans les spots de pub, les émissions "pseudo-débat",
les revues féminines, les films à la con.
Il y a un volet,
auquel j'attache le plus d'importance que les deux autres cités
précédemment. Pour moi depuis mai 68, la France a ravagé la
cellule familiale. Ce filet de sécurité qui permet de maintenir un
minimum d'égalité, de fraternité et de liberté.
Pour moi
l'égalité dans la famille est une notion qui ne peut se comprendre
que par la complémentarité des rôles. Tout le monde à ce mot à
la bouche : "égalité","égalité","égalité". Ce
mot contrairement à beaucoup d'autres et à ce qu'il décrit n'a pas
vraiment de contour. Tous les gens que je connais font l'amalgame
entre la notion d'égalité et d'équivalence. Ok, ok je vais
sortir un peu de la théorie et revenir au concret.
Pour moi,
l'égalité est une utopie car elle est intimement liée à une
notion d'absolue. L'égalité engloble tous les attribus d'une
entité, pour dire finalement déclarer qu'elle est exactement
identitique à la seconde entité. N'importe quel demeuré dirait
"Pourquoi est ce qu'il y a deux entités s'il y a égalité
parfaite ? Ces deux entités sont une seule et même entité mais
paradoxalement elle existe d'une part et d'autre...
Ok, ok je
vais sortir un peu de la théorie et revenir au concret. En société,
ou en famille, l'égalité n'existe pas. Les connes qui prétendent
que les femmes sont l'égales des hommes sont les causes de nombreux
cas de dépressions : ne pouvant atteindre et être ce qu'elles ne
seront jamais car leur identité de femme une fois chassée leur
revient au nez aussi tôt (ou au plus tard tous les 28 jours...) ne
savent plus ce qu'elles veulent et ce qu'elles sont. La famille,
l'égalité n'existe pas. Ceux qui s'y sont essayé l'ont payé
directement à l'avocat et en heures de disputes. L'almagame est fait
entre l'égalité et la similarité...
Pour moi dans une
famille, il y a le père. Chef de famille, il décide en bien ou en
mal les choix de sa famille. La mère a un rôle similaire, ou
complémentaire : elle ne décide pas, elle propose. Elle n'agit pas,
elle nuance les choix que pourrait prendre le père. Et surtout elle
n'empiète pas le rôle du père qui décide. La mère a aussi un
rôle de "premier ministre" dans le sens où son instinct
maternel lui permet d'être plus attentive que ne peut l'être
l'homme au changement d'humeur, de comportements des ministres (les
enfants). Celle-ci rapporte les changements, et les décisions les
plus importantes sont assumées jusqu'au bout par les deux même si
la mère aurait agit différemment.
Le père pour moi
satisfait son désir d'accomplissement en travaillant pour sa
famille, en s'instaurant des objectifs pour que sa famille vivent
mieux chaque jour. Quand à la mère, elle catalyse ce que l'homme
apporte pour en faire des choses utiles qui améliore le quotidien de
sa famille. La mère joue un rôle très important dans le sens où
elle sert d'intermédiaire entre les enfants et le père.
Si
tu dois retenir une seule chose de l'image que je me fais de la
famille idéale, c'est l'égalité. L'égalité n'ayant pas de
contour et n'étant qu'utopique même si on raisonne de façon
totalement théorique, je préfère le terme de
complémentarité.
Après l'égalité, je disais qu'il y a la
fraternité. Je pense que c'est évident pour tout le monde que la
famille est la représentation la plus pure, la plus simple, et le
plus concrête de la fraternité. Donc je ne vais pas te saouler sur
ce thème-là.
Parcontre, la liberté. Les esprits des gens
ont été tellement lavé par les tragédie anglaise, grecque ou
française que beaucoup de gens voient en la famille le côté
répressif, le carcant, la prison à ciel ouvert... La liberté
dans la famille, elle existe mais seulement chez les parents. C'est à
dire le pouvoir qu'ils ont sur leurs enfants de les élever comme ils
entendent, les faire vivre à l'endroit où ils souhaitent, qu'ils
parlent la langue qu'ils veulent, qu'ils prient de la manière qu'ils
veulent (ou pas). La liberté de façon les premières briques
d'un ou plusieurs destin qui seront les seules vraies traces que l'on
laissera après notre mort.
Aujourd'hui, la famille a été
pillée, insultée, humiliée, brisée et finalement complètement
redéfinie. On se retrouve maintenant avec des enfants ultraviolents
et de plus en plus jeunes. En train de commettre des actes de
barbaries sans nom. La vie humaine même ici, sur ces rues
goudronnées, où les ordinateurs s'allument et s'éteignent au grès
des plages de loisirs que l'on s'offre avant de dormir, ou lorsque
l'on travaille, n'a plus aucune valeur. En lisant le journal
j'apprend qu'un bébé de quelques mois est retrouvé carbonisé,
dans un sac platique près d'un arbre. Dans les spots publicitaires
ont voit des bébés en image de synthèse en train de danser avec
des coupes punks colorés, des femmes en train de dire au cours d'un
débat télévisées que la première fois qu'elles ont avorté elles
en riaient, des personnes qui jouent avec leur vie pour mettre
quelques instants d'après leur exploit morbide en ligne. La vie
humaine est devenue quelque chose de maléable, de quantifiable,
d'estimable.
Lorsque je discute avec des filles (oui ça
m'arrive) et qu'elles essaient toutes de me faire changer d'avis
pensant peut-être qu'il s'agit d'une lubi ne se rendant pas compte
que cela fait partie de moi comme le premier morceau de chaire qui
colle mes os, je ne suis à chaque pas surpris de les attendre me
dire : "les [les enfants] nourrir, les laver, les coucher,
qu'est ce que tu demandes de plus ?"... Je suis attristé
qu'en 2009 des femmes dignes ne puissent pas prendre la défense de
celle qui sont mères au foyer. Lorsqu'elles parlent d'elles-mêmes,
elles se définissent comme celles "qui travaillent".
Sous-entendu : mère au foyer c'est une fénéante qui passe son
temps à regarder la télé.
Rome étaient la capitale du
monde avant de sombrer dans la décadence et de connaître une chute
telle qu'elle ne s'en est jamais remise. Je haie cette époque où
les gens méprise avec une telle désinvolture l'homme, la femme et
l'enfant. Dans mon entourage, si je leur disais "je suis un
homosexuel célibataire qui a adopté un enfant" je serai mieux
acceuilli que si je leur expliquai simplement que je veux être un
mari qui travaille et qui aura pour épouse une mère au foyer. Après
il faut nuancer : je vis à Paris et il y a pas mal de gens qui ne
sont pas à la hauteur de cette capitale.
Ca donne une idée
du mépris qu'elles ont par rapport à leur propre mère, de la
condescendance monstrueusement égoïste qui leur ont permit de jouer
ce jeu-là. Dernièrement, il y a une fille qui s'est invitée à une
discussion que j'avais avec ma voisine (elle me demandait comment ça
allait, elle prenait des nouvelles comme ce que ferait un bon
voisin). Cette demoiselle que je connais assez bien intervient, et
très vite on retombe sur ce sujet : "la femme de mes rêves".
Leur ayant expliqué que pour une histoire sérieuse, je ne suis
intéressé par aucune femme si ce n'est une femme qui a toujours eu
envie de consacrer sa vie à sa famille et à ses enfants, je retombe
naturellement sur ce sempiternel débat.
Puis à un certain
moment, elle prend pour exemple sa mère. Sachant ce que je sais sur
sa propre famille, je lui ai demandé de se taire de façon assez
ferme. La personne avec qui je discutais au départ n'a pas compris à
ce moment-là ma réaction. Et elle ne sait toujours pas
d'ailleurs. Je lui ai dit de se taire non pas parce que je ne
voulais pas entendre son discour qui se résume au fait que sa mère
l'ait élevé seul avec ses frères, mais plutôt ce que cela a
conduit.
L'effort de sa mère est estimable mais n'importe
quelle mère digne de ce nom vous dira que c'est normale. Une fille
célibataire qui a grandi avec la télé, trouvera cela surhumain
mais une femme qui a toujours été prête pour élevé ses enfants
te dira que c'est normale.
Donc je reviens sur les
conséquences de l'absence du père. La double absence (la fuite puis
la mort du père) qui a malheureusement poussé la mère tenir deux
rôles a créé un déséquilibre : l'un d'entre eux a eu des
problèmes avec la drogue, un autre s'y est mis puis a semble-t'il
arrêté. Une partie de sa famille est complètement
disloquée.
L'exemple de cette fille qui a quand même tenu le
coup d'une certaine manière est malheureusement un parmis beaucoup
d'autres qui est une conséquence du péréclitement du tissu
familial. Je connais une fille qui avait perdu sa mère il y a
très longtemps, puis son son père il y a quelques années et qui se
droguait énormément. Si je sors des exemple singulier et que je
prend des cas simples comme la multiplication d'enfants obèses car à
leur retour d'école, leur mère ne leur a pas préparé de gouté,
n'a pas contrôler le temps qu'ils passent devant l'ordinateur ou la
télévision.
Quand je vois à quel point on méprise les
enfants, pour certaines leurs mères, ou celles qui essaient de les
ressembler ou ceux qui cherchent à les épouser je me dis qu'il
n'est pas supprenant de voir l'homoparentalité (je suis absolument
contre ça) faire sa place lentement, avec en filigrane le spectre
des mère porteuses. Ces denières auront un statut légal
bientôt, puis elles demanderont un salaire pour leur activité
abjecte qui réduit le statut d'être humain à celui d'un animal que
l'on peut produire à la chaîne.
Je suis écœuré de voir
que tout cela provient de personnes qui ne sont pas capables
d'assumer leur situation : si je suis stérile, je ne demanderai pas
à une femme d'accoucher d'un gosse. Si je veux un enfant pour lui
transmettre mes valeurs, il ne m'appellera jamais comme son père, je
refuserai qu'il m'appelle ainsi. Son père est celui qui lui a donné
la moitié de son patrimoine génétique. Et si l'adoption m'est
impossible, j'accepterai mon destin. La quête du bonheur à tout
prix est en train de détruire notre société, à tel point que
chacun se sent légitime dans son combat. Partant du constat qu'il y
a frustration, il y a forcément "droit".
Les
associations de victimes se multiplient et paradoxalement on méprise
la vie humaine en la réduisant à un sac de viande qu'on doit
engraisser, laver et coucher avant une certaine heure.
Je suis
un mec qui fait de l'électronique, de l'informatique. Autrement dit,
il n'est pas aisé de trouver quelqu'un de plus encré que moi dans
son époque. Mais je ne suis pas idiot au point de prendre un wagon
si je sais qu'il mène vers un ravin. Les gens n'ont jamais
autant baisé qu'aujourd'hui mais ils n'ont jamais autant été
friand d'antidépresseur (la France premier consommateur dans le
monde).
J'ai en mémoire les propos des gars qui parlent
comme ce que j'entends à la télé en stage, qui te demandent
"qu'est ce qui est bien ou mal". Bandes de connards
(-asses) ! Ce n'est pas parce qu'on a des principes qu'on ne s'est
pas écouter ceux des autres. Il faudrait déjà que vous ayez
quelque chose d'autre à dire ''je suis ouvert à tout" pour
parler de principes...
Cette société est en train de se
détruire de plus en plus vite. Il m'arrive de me dire qu'il y
aura une génération de jeunes qui par une sorte d'ultime mouvement
de contestation, essaieront de se réapproprier l'intelligence parce
qu'en attendant je ne rencontre que des gens médiocres, avec des
projets de vie médiocres, qui n'ont aucune ambition, aucune valeur
(et quand je dis qu'il n'en ont aucune c'est qu'ils n'en ont vraiment
pas : j'aime beaucoup discuter avec quelqu'un qui a des traditions
différentes des miennes car j'aime essayer de comprendre comment sa
vie s'organise... mais aujourd'hui plus personne n'a de principe en
tout cas en France).
C'est pour cela que je compte être
extrêmement riche pour m'éloigner de toute cette médiocrité
ambiante, de tous ces gens qui se croient modernes mais qui
enterreront leurs gosses dans la sauvagerie la plus noire qui puisse
exister en renonçant à l'esprit de famille, le vrai. Ils se mentent
à eux même en prenant comme règle l'exception. Ils seront les
premiers surpris quand la génération suivante se vengera et
traitera ceux, aujourd'hui qui ont eu cette attitude de bœuf
consentant à entrer dans l'abattoir des traditions qui ont mis des
siècles à prendre formes, d'idiots voir même d'assassins.
Encore
quelques jours, quelques discussions de trop et j'arrêterai de
parler, fréquenter, écouter, échanger, aider ces espèces de
clones malfaisants.
Ces gens-là n'ont pour moi aucune valeur
(cette phrase est à prendre dans les deux sens).
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