Par automatisme, je me lève le matin
très tôt. On est samedi et il est 7h30. Du mat.
A ce moment-là, je n'ai pas parlé à
un seul être humain depuis mon départ des labos de Thales. Je me
brosse les dents, en regardant le miroir et je tiens l'extrémité de
ma machoire. Depuis quelques temps elle claque.
Je me douche en pensant à ce que je
pourrai faire des prochains mois, puis de ma vie. C'est durant ces
moments-là que je me pose des questions sur moi-même. Sur mes
objectifs. Si j'ai raison de continuer de penser de cette façon ou
non.
Les affirmations que je formule ici,
sont le résultats de beaucoup de questionnements. Mais il ne faut
pas les interpréter simplement au premier degrés. Il y a une longue
réflexion. Avant d'affirmer toute opinion, un long débat se
construit en moi. Je me crée des contradicteurs, et je m'amuse à
jouer l'avocat du diable. Et j'essaie alors de surpasser
l'argumentation de ces fantômes.
J'ai envie de rencontrer de nouvelles
personnes un peu plus comme je souhaiterai qu'elle soit. Je traverse
une période assez sombre non pas parce qu'elle me remettrait en
question (puisque je le fais tout le temps), mais justement parce que
j'ai l'impression que chaque jour que Dieu fait, une démonstration
est faite de ce que je pense.
Je ne supporte plus personne. Non. Un
nombre très très restreint de personnes.
Exemple 1
Je prend le bus, le moindre contact
m'insupporte.
Exemple 2
Les gens qui m'appellent : 99,99% des
cas c'est pour me demander quelque chose. Jamais de façon anodine.
Je m'amuse parfois à avoir des pensées
assez sombre : si je meurs demain, qui pleurera ma mort ? Qui viendra
à mon enterrement ?
Je cherche des choses, des valeurs mais
je ne les trouve pas dans mon entourage proche (en dehors de ma
famille), ou éloigner. Je commence à penser que je cherche les
meilleurs choses mais au mauvais endroit...
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