Il y a Slumdog Millionaire dans un premier temps. On est saisi pas la performance des gosses qui crèvent l'écran : la gamine qui joue le rôle de Latika, Jamal et surtout Salim. Probablement le personnage le plus intéressant, et qui est très proche de la personnalité < huckienne. Salim et Jamal sont frères. Mais Salim manifeste depuis sa tendre enfance un sorte de dévouement absolue au matérialisme, qui a conscience du pouvoir de l'argent sur les hommes. Mais chez ce personnage l'essentiel est sauf : lorsqu'on lui proposera de sacrifier les yeux de son frère il refusera avec beaucoup de selfcontrol. Le personnage qui m'a le plus marqué. Une fois que l'on a mis sa dans sa tête, je tiens ici à vraiment insister sur le fait que la fin de ce film est minable. On apprend au début de la fin du film, qu'il s'est inscrit au jeu qui veut gagner des millions, non pas pour être riche mais simplement en espérant que la femme qu'il a toujours aimé le remarque. Si on met de côté l'aspect cucu et concon, la fin du film est pitoyable baclée : il empoche les 20 millions de roupis, et accessoirement sa femelle. J'aurai vraiment aimé qu'il gagne l'argent mais qu'il perde la femme : sa tristesse aurait alors contrasté avec la joie et l'engouement de ce jeune con. Au final ça se termine par un baisé lumineux et une chorégraphie que n'importe quel film bollywoodien refuserait tellement elle est minable. Donc ce film est à voir pour la performance des gosses (du début du film jusqu'au moment où il explique sa période de guide devant le tajmaal).
Je me souviens d'une ex qui détestait Clint Eastwood et ses films. Je peux honnêtement admettre que je sortais avec une conne finie ( ça n'empêche pas les sentiments comme disait l'autre). Clint Eastwood est définitivement le mec le plus classieux (surtout après le mort de Paul Newman) du cinéma américain. Son exceptionnelle filmographie marquée par des films poignant, crûs et pudique à la fois sont à chaque fois une leçon sur la nature humaine. Il dit lors d'une interview en plaisantant que sa carrière est batie sur le fait qu'on lui demandait de faire son regard dure. On a aussi (je parle des cinéphiles) tous en mémoire au cours de cette interview, Clint Estwood lorsqu'il parlait de John Wayne : il expliquait le sourire au coin des lèvres, que Wayne aurait pété un cable lorsqu'un de ses collaborateurs lui ait dit "Eastwood l'aurait fait" après qu'il ait refusé de jouer une scène où il tire sur le dos d'un cowboy.
Eastwood, c'est ça, c'est l'impertubable fuite du manichéisme. Il incarnera ainsi des cowboy assoifés d'argent, violeur, parfois espègle, alcoolique, vengeur. Un inspecteur raciste, fascisant plaçant la victime au siège du juge, un pilote d'avion de chasse (le Firefox), un viel homme séducteur qui voyage, un cosmonaute borné. Chaque film contient sa part de leçon humaine.
Mais je dois reconnaitre que le dernier film qu'il a réalisé, L'Echange, aurait pu être un chef d'oeuvre mais il a fait une surprenante et grossière erreur de casting : comme je le disais à une autre ex qui était moins conne que celle que j'ai cité précédemment, je me souviens encore des grosses babines siliconées d'angélina jolie. Tellement grosses que je n'arrivais pas à voir autre chose à l'écran que cela.
Tu l'as compris j'ai l'intention de mater Gran Turino. Tout m'attire vers ce film, le titre Gran Turino (c'est le nom d'une voiture la marque ford), l'affiche, l'acteur, le réalisateur, et bien sûr le scénario.
Clint Eastwood est l'une des personnalité qui m'a le plus influencé (je regardais déjà ses westerns alors que je ne savais pas encore lire...).
Huck était au départ la réincarnation numérique de Huckleberry Finn, le célèbre personnage qui traverse le Mississipi avec son ami Jim. Il avait remplacé sa rame par une souris optique et a commencé à traverser les flots de bits qui transitent dans ce fleuve, lit d'une hyper réalité, qu'est internet en donnant son point de vue sur tout.
Fondamentalement généreux, défendant les malheureux du monde, qu'ils viennent en cargot ou pas, qu'ils meurent sous les bombes ou non, et ce, durant plus d'une année.
Jusqu'au jour où il se rend compte que ses bons sentiments n'ont jamais sauvé personne et qu'une entité noire, qu'il a jusqu'à là retenue le séduise. Après de nombreuses trahisons, désillusions, il comprend qu'en devenant intelligent, il se condamne à être triste.
C'est alors qu'un dernier sursaut, condensé par une énergie nouvelle, pétrie d'orgueil et du matérialisme le plus profond le transforme en une autre personne. Ce qu'il n'était pas sera maintenant sa nouvelle forme.
Il devient < huck.
Se complaisant dans sa noirceur et ne faisant confiance à personne si ce n'est à son propre potentiel, il prend le contrôle de ce blog puis se sert de son alter ego Huck comme caution de son égoïsme, de sa haine qui le nourrit, lui permettant de survivre et surtout de se surpasser.
Plus que jamais, ce que certains considéraient comme les mauvais traits de Huck, seront totalement exacerbés, et théorisés pour former < huck.
Son objectif n'est plus de dénoncer les injustices comme le faisait Huck mais devenir riche et écraser ses contemporains jusqu'à ce que leurs os traversent le sol. Cette haine décuple ses forces comme jamais.
En gagnant les élections inter résidence universitaire du XIIIe arrondissement de Paris, il devient " Le Baron du XIIIe arrondissement " en novembre 2008 en mettant à genou la plus grosse association d'étudiants de France (l'UNEF : 29,09% contre 70,91% pour sa liste).
Homme d'affaires, son réseau professionnel se tisse jusque dans le milieu politique.
Mettre le nom de son vieux père à une hauteur qu'il n'a jamais imaginée, et briser vos espoirs en concrétisant les siens sont devenus sa raison de vivre.
Bienvenue dans la face sombre du Huckleberry Finn du XXIe Siècle.