Ces derniers temps vous avez eu l'occasion de suivre mes aventures professionnelles : l'obtention de mon stage à Thales, mon voyage à Lyon pour faire ma promo. Cette première semaine de reprise de cours est extraordinairement pénible. Des cours assez intéressant à part celui de la programmation en C# que même le prof reconnait être soporifique. Je me suis habitué à négocier à étudier le comportement de la partie adverse, d'argumenter, de me déplacer. Le retour à la vie quotidienne ne m'a pas été très facile à digérer. Alors je m'ennuie énormément.
Quand on s'ennuie on essaie de s'occuper. On regarde une série sur M6replay, on regarde le plafond. Les seules pensées qui me viennent constamment à l'esprit c'est ce que j'aurai à faire dans les prochains mois. Réussir mon stage, entrer dans le business et accessoirement trouver un logement. Pour cette dernière tâche j'ai enclenché pas mal de plans, j'attend lequel va mordre à l'ameçon en premier. Il faudra gérer ça vraiment finement. Les projets sont là, mais je suis encore coîncer ici.
Je connais quelqu'un qui pourrait me trouver un job qui boostera mon compte. Avec le salaire du stage ce sera une bonne sécurité financière. En tout cas j'espère combiner les jobs sans qu'ils se chevauchent pour m'assurer une bonne sécurité.
Ensuite, il y a facebook. Mon alter ego vous avait mis en garde compte ce réseau sociale et ses origines douteuses. J'ai cédé, moi, < huck de céder à la mode et j'ai mis dans un premier temps les photos de mes expériences parisiennes, les photos de classes, les photos de mes lieux de travail; et enfin mon tableau de chasse.
Après m'en être lassé, j'ai décidé de faire un grand ménage et de virer tout les contacts qui sont là mais qui ne communiquent pas (soit qui attendent que l'on prenne des nouvelles, ou qui veulent juste grossir leur compteur ''d'amis'', et celle par qui d'autres récupèrent des news sur moi sans passer par le mail ou le téléphone). J'étais bien parti pour atteindre une bonne centaine ''d'amis'' mais j'ai décidé de faire un ménage drastique qui me conduit à atteindre le chiffre rond de 70 amis. Je pense que des efforts peuvent être encore faits à ce niveau-là. Toutes les photos personnelles, je les ai viré, mes groupes préférés aussi. Mon objectif est de me servir de la puissance de Big Brother contre lui même c'est-à-dire me servir de facebook comme d'une plateforme annexe pour mon business. Les moyens de communication sont en perpétuels mutations et Internet n'échappe pas à la règle. Mon profil facebook sera une vitrine, une carte professionnelle à échelon mondiale. Ce sera donc un vecteur de communication de mon propre business.
En attendant je gère mon argent à l"aide de mon tableur, à partir duquel j'effectue des projections sur les 9 prochains mois. Si tout se passe bien en un an, mon style de vie risque de changer radicalement : de la taille de mon appartement, à mon salaire. Je pourrai faire quelque chose que je n'ai pas fait depuis 1998 : prendre des vacances et voyager.
Tu vas me dire à juste titre : et la crise ? S'il n'y avait pas cette maudite crise, avec mon stage chez Thales et un sujet aussi interessant, la garantie de trouver un boulot serait nettement supérieure à ce qu'elle est aujourd'hui à dire vrai elle serait garantie à 99%. La crise est une maudite inconnue, une sorte de constante de réajustement d'un résultat trop parfait. Je suis un homme de challenge et je n'ai pas peur de la crise. Si je ne trouve pas tout de suite, je me battrai jusqu'au bout et s'il le faut je jobberai en attendant de trouver une solution alternative. En attendant il faut être encore patient. Rigueur, qualité et professionnalisme. Ces trois mots clés feront la différence. En tout cas je l'espère.
Le contre coup de cette semaine (je parle de l'ennui), m'a tellement marqué depuis le weekend dernier qu'hier j'ai rêvé d'avoir pris un avion en destionation du Maroc. J'ai rêvé que je me trouvais dans cet avion. C'était tellement réel que j'ai resenti la peur que j'avais quand j'étais petit de l'avion. Au départ il me semble que le vol se passait au début en plein jour. Mais qu'en suite lorsque cette peur a commencé à m'envahir dans mon sommeil, j'ai comme forcé mon rêve à ce que cela se passe en pleine nuit de telle sorte que l'impression d'être dans un car qui traverse un tunnel prenne le pas sur cette peur. Et c'est ainsi que je me suis retrouvé en train de descendre de l'avion dans un aéroport marocain, en pleine nuit, avec un homme habillé en jelaba blanche debout comme s'il m'attendait depuis plusieurs heures que j'avais auparavent vu dans le hublot. Et c'est sur cette image-là que mon rêve s'est achevé.
L'écoeurement que j'ai ressenti quand j'entendais les voitures qui circulaient le long de la rue, et que je me rendais compte que j'étais à Paris, un vendredi matin gris. Putain je revenais de loin...
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