Cela va faire une bonne dizaine d'années qu'internet s'est banalisé jusqu'à nos téléphones portables. Il existent encore aujourd'hui des faux jeunes qui prétendent parler de modernité en essayant de muselé l'extraordinaire potentiel du net. Frédéric Lefebvre est tellement has been et périmé mentalement qu'il raisonne par rapport au net comme on raisonne avec la télé. C'est incroyable de voir des gens aussi obscurantiste à ce niveau-là de l'état.
Voici un article que j'ai trouvé sur... le net (cliquez ici). Il est intéressant de voir un type de droite se servir de l'argumentation basique des communistes pour ''réguler" le net.
Parce qu"ils se servent de leur smartphone et qu'ils sont de bon côté de la ligne, j'entend par là du côté de ceux qui rédigent les lois ils peuvent se prmettrent tout et n'importe quoi dans l'espoir qu'une demie loi porte leur demi nom...
C'est donc en vain que le député Frédéric Lefebvre a défendu son
amendement hier. Son amendement visait à organiser la labellisation des
sites web, à mettre en place une taxe pour l'hébergement et l'usage de
vidéos sur internet, mais encore à placer ce secteur sous le contrôle
du CSA, comme une simple chaîne de télévision.
Les explications musclées du député n'auront pas suffi. Extraits choisis : « Je
tiens beaucoup à cet amendement parce que le monde vient de vivre la
plus grave crise qu'il ait connue depuis 1929, et qu'une seule réponse
s'est imposée – réclamée sur tous les bancs – : la régulation. Il aura
fallu attendre que des établissements financiers soient en faillite,
que la croissance soit au point mort, que des pays soient au bord du
gouffre, pour que le monde se réveille et accepte enfin de construire
un système régulé au plan international. Faudra-t-il attendre qu'il y
ait des dégâts irréparables pour que le monde se décide à réguler
Internet ? L'absence de régulation financière a provoqué
des faillites. L'absence de régulation du Net provoque chaque jour des
victimes ! Combien faudra-t-il de jeunes filles violées pour que les
autorités réagissent ? Combien faudra-t-il de morts suite à
l'absorption de faux médicaments ? Combien faudra-t-il d'adolescents
manipulés ? Combien faudra-t-il de bombes artisanales explosant aux
quatre coins du monde ? Combien faudra-t-il de créateurs ruinés par le
pillage de leurs œuvres ? Il est temps, mes chers
collègues, que se réunisse un G20 du Net qui décide de réguler ce mode
de communication moderne envahi par toutes les mafias du monde. » Mafia,
viol, mort, adolescent manipulé, bombes artisanales qui explosent
partout, et piratage. La fin du monde est proche sur Internet.
D'ailleurs, Le député insistera plus tard, au fil de la discussion à
l'Assemblée : « La mafia s'est toujours développée là ou
l'État était absent ; de même, les trafiquants d'armes, de médicaments
ou d'objets volés et les proxénètes ont trouvé refuge sur Internet, et
les psychopathes, les violeurs, les racistes et les voleurs y ont fait
leur nid. » Le député Patrick Bloche rajoutera, un brin moqueur : « Des députés aussi ! » Mais le député défendra encore bec et ongles son idée : confier les clés de la régulation du web au CSA. «
Le CSA, dont chacun se plait à souligner le travail en matière de
protection des enfants sur tous les diffuseurs de contenus, doit
pouvoir étendre son action à Internet. J'aimerais que vous soyez, comme
moi, défenseurs du CSA. Par la concertation, il doit pouvoir développer
une charte à laquelle les sites seraient adhérents et faire la chasse
aux contenus dangereux pour les plus jeunes. (…) On va me répondre que
je ne comprends rien à Internet, que je dépeins le retour de Big
Brother, une atteinte à la liberté, que ma proposition n'est pas
applicable, qu'elle pousserait les sites à s'installer à l'étranger,
etc. En fait, je connais sans doute plus que d'autres le monde
d'Internet pour des tas de raisons. » Et Lefebvre de nous raconter sa vie : « j'ai commencé à communiquer sur Internet avant même la création de wanadoo, parce que mon frère qui vit aux États-Unis
en est l'un des pionniers.(…) Il y a plus de dix ans, j'ai passé
quelques bouts de nuits à ses côtés dans certaines caves du 18e
arrondissement – peut-être y étiez-vous aussi, monsieur Bloche ? – pour
mettre en route des serveurs. Je connais donc parfaitement Internet.
Lorsque ce mode de communication ne concernait que quelques milliers
d'individus, ceux qui ne sont mus que par l'appât du gain en restaient
éloignés. Maintenant que des millions de Français l'utilisent
régulièrement, les enjeux économiques sont devenus considérables, et
Internet reste l'un des lieux du monde où règne le capitalisme sauvage,
le libéralisme sauvage. (Rires et exclamations sur les bancs du groupe
SRC.) » Pour lui, donc, pas de doute : « il nous faut
réguler Internet partout dans le monde, afin que toutes les entreprises
respectent le droit de propriété, que les trafiquants et les voyous en
tout genre soient poursuivis, que cet espace continue à se développer
dans le respect de la personne humaine et des principes démocratiques.
Notre pays doit montrer la voie ». Le texte sera finalement
rejeté par les députés, mais nous reviendrons plus en profondeur et
dans un instant sur cette actualité qui ouvre la voie à d'autres
développements. |