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< huck | 21st Century's Dark Huckleberry Finn
Friday 25 July 2008, a 16:59
L'an pire du mal - Le Banquet
 

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I' continue de m'regarder. Comme un char-clo, le stresse a creusé ses tempes et fait proliférer ces couilles sous ses yeux. Ce sourire en biais, la complaisance trop manifeste. Une petite cicatrice à l'arcade sourcilière gauche, le blanc des yeux jaunis aux coins par l'âge. La détermination du gue-din dans les yeux. Ils ont été l'otage d'un corps en furie, qui a soulevé des trucs sales, atroces, brutales, brulantes, et précipitées. Accrochés à ce corps déglingué, une vieille 504 dépecée par des tanj' et posée là sur un parking comme un crachat frais sur un trottoir.

Jean ni délavé, ni large. A l'ancienne. Il porte le haut d'un survet' vert froissé et noircit au col. L'aligattor.

« - Tranquille ou quoi?

- Normal.

- Ta daronne elle taffe toujours à La Défense ?

- Ouais. C'est la merde pour elle.

- Qu'est ce tu fais ici ?! » Debout , la béquille entre mes yeuz, elle va éjaculer des balles.

Les ke-més autours rigolent comme pour saluer le De Niro qui le possède. Parfait il aime trop faire le mec dare. Il s'demmerde pour qu'sa voix claque au bon moment. Le “Qu'est ce” d'une crapulax, panthalon ras les couilles, qui te bouscule et qui te disrespect : “ D'où tu me regardes ?”. Rouillée par l'alcool et les soirées fatiguées et froides d'embrouilles, de zyeutage dans ces halls sombres, ces couloirs aigris, abattus, parfois électrocuté par un rail d'enthousiasme stérile quand une note ou une rime nous faisait croire ce qu'on aurait voulu être. Elle était dare ! Sa mère. Il s'en sert comme d'un surin. Il discute avec oit, i' t'montre chaque face de sa lame, gauche, droite, comme s'il la frottait contre un quetru pour l'aiguiser, et puis sans prévenir, tchac ! C'fils de pute te plante son silex dans le torax.

Il s'asseoit maintenant pour réaclimater son cul.

Vanner. Vanner pour passer le temps, on se passe le relais comme de la sess. Les alliances d'une vanne se font pour se briser l'instant d'après sans pitié. C'est comme ça qu'on parle de Ben Laden pour dériver jusqu'au cul de Maréva Gallanter.

Sans prévenir, direct, un ke-mé au fond se baisse et s'vesqui derrière la porte. Parfait s'retourne et monte les marches à quatre pattes, i' s'vesqui comme un Yougo derrière le mur à coté de la porte d'entrée. Ca bouge brutalement sa mère.

Les mecs de la BM ont coupé le son. J'mate. Une 306 grise métallisée rentre dans le parking.

Une Mondeo, une Laguna, ou une 306 avec quatre mecs à l'intérieurs, blancs et de la meme tranche d'âge ca veut dire : BAC.

La voiture roule normale, ralentie devant l'entrée. Tout le monde reste en chien : je pose mon dos et tape un interrupteur. Et là, tout le monde se retourne pour voir qui avait allumé la lumière.

J'm'écarte légèrement du mur. J'entend seulement le bruit du moteur... Ils veulent voir si quelqu'un va sortir du hall. Combien de temps il faut pour que cette putain de lumière s'éteigne...

Le gros du groupe était à l'étage au dessus, assis tranquillement sur les marches attendant notre signe pour redescendre. Abdallah se cachait derrière les escaliers de l'entrée : il y avait un espace où on se faisait sucer quand on était gosse.

On attend qu'ils passent. Les “blips” des talky walky. Ils vont décoller. Ils repartent tout doucement pour finalement sortir du parking et puis je lache : « Abdallah tu pues le sperme ! ». Les mecs redescendent les marches en reprennent le relais. Parfait retrouve son sourire en biais et se rasseoit sur son trone. « Vas-y fais péter la 8-6, ramène un briquet chez oim... ».

Je montais les escaliers pendant que les kho sortent, les mains dans les poches, leurs têtes baissées comme des repentis ou des convertis. Je saisis la poignée et la porte se laisse pousser. Il verrouille jamais. Il y a rien à charat de toute façon.

J'entre. Je vois un couloir sombre, et j'avance en tenant les murs. Je passe despi à la cuisine. Le frigo est presque vide : un soda ouvert et une boite de sardine déjà entamée. Rien à graille. C'était le bordel, ça puait. Un pièce moite et inanimé. La crasse de la poignée de figo me colle aux oides. Je mate larmoire pour attraper un briquet.

J'en trouve un près d'une pile de vaisselles dégueulasses. Avant de sortir, je fais un tour aux chiottes : truc de ouf... Il avait des toilettes de nazis. Tout était rangé manu militari et ça brillait et rien ne dépasse... C'était presque un plaisir de chier dans la cuvette en matant la flamme du briquet !

En redescendant je m'disais qu'maintenant qu'ils sont partis, on est tranquille pour au moins deux heures, le temps qu'il faut pour que des feuilles séchées puissent pousser paisiblement entre nos mains mordues par l'hiver : le banquet, sa mère ! L'un d'entre eux dit :

« Ouais j'te disais qu'il engrange pendant qu'on se sert les fesses dans le froid »

Parfait laisse descendre la morve suspendue à un epais filet de bave élastique, une extension dégueulasse de sa langue en regardant le sol. « On a merdé ».

« Comment ça ? », le mec dit ça avec une voix de victime.

« On a faux sur toute la ligne...”

De quoi ?”

Combien t'as d'voitures cramées chaque années ? 40 ? 50 ? », en claquant son briquet.

« Combien ? »

« J'sais pas... 3000 t'être... »

« Et ils l'ont fait pour quoi au juste ? »

« Ben fallait que ça sorte.. »

« Nique sa mère la France de toute façon  ! »

Quand on déteste quelqu'un ou quelque chose, tu procèdes comme un business man... Tu verrouilles ce qui doit être verrouillé et ouvrir quand c'est nécessaire. Toi tu verrouilles tout... Tu fais comme ces biatchs dans les clips qui chialent parce qu'elles ont surpris leur mec avec une gamine... T'aimes la France comme une femelle trompée...»

« On s'en bat les couilles de où est ce qu'on t'enterrera... J'te parle bien d'l'endroit où tu vas passer les 90% de ce qui t'reste à vivre... Tu sais c'que f'rait un mec qui la déteste vraiment ? Il gère le truc comme un salopard... »

Quand Parfait commençait à parler comme aç, il n'est plus Parfait, il devient Prophète. Abdallah perche son cul sur la BM et pose ses pieds sur le pneu, comme pour se mettre à l'écart des émanations de ces coyotes d'infortunes relativement légales.

« Un vrai salopard au sang froid, c'est ce que j'aurai dû être... C'est c'qu'on aurait tous dû être ici.

Un mec qui s'occupe d'sa famille et qui baise l'Etat en silence. Qui s'sert du système, qui fait semblant d'être dans le délire pour mieux l'enculer derrière.

C'est ça mec quand t'es business man. T'sais combien coûte chaque année un élève en primaire pour l'Etat ? »

Trois mecs pètent avec leur bouche, et Prophète :

« T'sais pas ? Moi j'vais te le dire : cinq mille euros... Un truc de ouf hein ?.

T'es au collège tu coûtes combien ? Tu sais pas ? Huit mille euros... Par collégien, par an... T'es beau gosse à l'école tu te retrouves au lycée, bim ! Dix mille euros ! T'as ton bac ? Bsahtek ! Sept mille ! T'es à la fac, dix mille ! Attention, c'est par année hein les gens ! »

Et là, son sourire en biais refait surface, son regard de ouf est plus déterminé que jamais.

Les mecs se frottaient les mains, et sortent leur portable : «  T'as dit combien en primaire ?»...

« T'fatigue ap, j'ai calculé pour vous : dans le meilleur des cas si tu r'tapes jamais tu mets une facture de cent trente mille euros dans le cul du président... Sans parler des alloc', des bourses qu'tu peux gratter... Ta clio qui flambe dans le 20h c'est de la branlette... Imagine, chaque bouffeur de mafé , de couscous , de ce que tu veux, et qui ressemble pas à de la ratatouille taffent à l'école. Tu multiplies avec les cent trente mille, et là ... »

Ouais mais ce gent-ar on le voit pas... C'est pas c'qui va remplir le réservoir... ”

Ecoute, j'ai pas finis. Moi j't'explique une stratégie, j'te parle pas de la solution finale. Imagine ensuite que tous ces gens i' s'barrent du bled, ... Tu vois ce que j'veux dire ?

« Vite aif... »

« L'Etat, il a claqué presque un million pour te former et tu te casses.”

«  En gros c'est comme si tu rackettais la France pour qu'elle te donne un million d'euros pour les filer à l'étranger... »

Devant cette stratégie mentale, il nous a fracassé la gueule contre le trottoir. Le “finnish him” : 

« Vérifie google... T'sais maintenant ils bloquent les gens pour pas faire d'études? Parce qu'ils s'ront plus assez cons pour voter pour eux. Tu vois c'que je veux dire ? Si tu fais des études, tu dépends plus de personne. Tu décolles, ils l'ont dans le cul. T'as y c'que je veux dire ? Des connard comme toi et moi, i' zons darement besoin pour dormir dans leurs postes. J'suis sûr que des suceurs de bittes pass'ront dans les cités et taxeront aux gens à “quoi ça vous sert le bac ?”... Après t'entendras les journalistes à la télé “Les gens ils savent ap, ils s'en battent les couilles du bac ! »

Pendant qu'il tire une latte et garde le gaz dans sa bouche pour ensuite lacher une merde blanche compacte, j'pensais qu'il allait retourner sa veste et prêcher pour une équipe politique. En scred, ce cramé parle comme... une claque.

Une épidémie de lèpre avait ravagé nos livret A ! Toutes ces familles encastrées dans leur HLM, condamnées à entretenir le cholestérole des proprios sans pouvoir espérer une seule seconde devenir propriétaires de leurs trous... La plupart, au départ, avaient les moyens de devenir proprio : ils se sont planqués dans leur HLM en espérant faire des économies et pourquoi pas se payer un pav' avec un jardin deuspi. Mais t'en as ils étaient plus motivés à faire les beaux dans leur bled, en s'achetant une bête de villa pour y poser leur cul deux mois sur douze. Le restant de l'année i' vivent comme des rats, à faire la queue dans la superette la moins chère sa mère, à recompter les centimes à deux pas de la caissière, à taper dans le couscous des pauvres le vendredi à la mosquée, à se lever tôt le jour des soldes, à charger le J5 ou le Traffic – ca dépendait de l'usine dans où bossait le daron - de conneries pour les revendre au bled. Fayssal esquivait toujours les préparatifs, “c'est plus casse-couilles que le trajet”. Faire rentrer un tapis sur la banquette arrière, blinder le toit, blinder le chariot accroché au cul de la R25.

Tous ces paquetages c'était pour compenser les dépenses des vacances voir pour les plus tordus ou les plus souples à se faire un petit bénéf'. Mais je pense qu'il fallait vraiment être malin : avoir une caisse suffisamment dare pour la blinder mais pas trop pour pas se faire avoir avec le coco, et prévoir un petit quelque chose pour les douanes.

Parfois, des daronnes discutaient avec la mienne, et elles leur disaient qu'elles en avaient ras le cul du bled, écoeurées par la chiasse des gosses pendant le trajet, les petites phrases mesquines de la familles à l'arrivée qui les obligeaient par principe à cuisiner pour eux matin, midi et soir. Nan franchement elles enviaient ma daronne. Et chaque année c'est repartie. Tout ça pour quoi ? Pour montrer à leur famille qu'ils ont “réussit”. Sauver les apparences chaques années, à faire la queue au soleil en Espagne pour embarquer, avec des merdeux qui ont eu la même idées que leur père. Putain, quand on me parlait de ça, ça m'niquait rien que de l'entendre.

Aujourd'hui tous ces gens connaissent la tigresse, pris au piège par leurs propres stratégies de merde, ils se sont fait plusieurs raisons. Bandes de connard ! Ils pensaient que le bonheur était gratuit et docile...

« Voilà ce que ferait un mec qui déteste la France... Il se tape une stratégie à long terme et il décolle. Quand tu crames une voiture, t'encules des mecs qui sont dans la même merde que oit, tu prends le risque de t'faire serrer pour une phrase dans les journaux. Ce bled est de plus en plus peuplé par des vieux qui se chient dessus dès qu'ils entendent parler d'un renoi près de chez eux. Ce bled il vieillit : quoi qu'tu fasses les vieux sont plus nombreux que vous, ils voteront pour le mec qui créera la plus grosse des zonzons du pays, et les jeunes ils seront jamais assez nombreux pour voter pour eux mêmes... C'est pour ça mec que j'ai arrêté de voter. Les mecs de ma génération et la tienne on est tous des putes qu'on a coincé au coin d'une rue qu'on aurait lavé, et lubrifié le trou de balle avant de nous violer à p'tit feu. Tu vas taffer plus longtemps qu'eux, tu vas cautiser pour eux, tu vas connaître la mouiz plus qu'eux. Oublie les délires du genre « j'taffe cinquantes pijes dans la même boîte». Tu vas t'fabriquer une roulotte. Tu baiseras une roumaine un peu jolie et tu feras des gosses quand t'auras les moyens... »

Il re-tire une latte, il regarde le lampadaire et il crache en direction de l'ampoule comme s'il espérait l'atteindre.

« Franchement, on est prêt à mourir les yeux ouverts... »

En entendant cette phrase, Prophète avale de travers et tousse longuement.

« Comment tu veux mourir les yeux ouverts, alors que tu vis les yeux fermés »

Pour conjurer ce tableau, on rie mais c'était comme avaler sa salive quand tu crèves de soif. Le mec qui parlait de mourir les yeux ouverts avait maintenant un sourire figé: il regardait la scène de loin, en tenue de camouflage.

« Nan sérieux, méfiez-vous de la nouvelle génération de fils de pute qui vient de sortir... Tu les vois partout. Internet, google, la télé, la radio, les journaux... Partout mec ! Partout ! Tous les jours ils te diront que ça va moins mal que tu l'penses. Et quand ce sera vraiment la merde, t'auras personne d'autre vers qui t'tourner que ces enculés !

Si tu regardes bien, c'est des larbins qui ont pris la place d'une ancienne génération de larbins. Tu crois quoi ? Le pays crève la dalle pendant que ça shnouf, ça champagne, ça gala, ça émissionne, ça baise entre eux... »

« Les fils de putes... »

« T'inquiète mec, va pas croire qu'ils sont mieux que oit... Ils ont autant la dalle que oit, ils ont vu les même films que oit, ils ont les mêmes délires que oit... 

Franchement, dis moi c'est quoi la différence entre la crasseuse que tu croises le jour du marché avec sa daronne, et cette ministre ? Toutes les deux elles mouillent pour les mêmes quetrus à base de un ou deux briques ! Et toi ? Tu kifferais pas d'avoir la meuf dernier modèle ? »


Le cul d'Alhassane sonne et il se retire derrière la BM.

« T'as fait d'la prison ? »

« Comment t'appelle un asile psychiatrique ? » en lachant un petit rire aigüe auto-dérisoire.

Alhass se retourne vers oim, et je lui demande avec qui il parlait au téléphone. Il me dit qu'un pote a surpris Noémie, la soeur de Ganvaldez à côté du Cléopâtre avec Kader.

Noémie est une gamine overboostée de 16 pijes. Elle a des hanches étroites, des seins lourds, une peau laiteuse, une tignasse noire, des yeux bleux, et ce truc qu'ont généralement les portuguaises. Un truc qui te donne envie de la dominer.

Avec son jean remplie de cul, elle marchait souvent son portable rose et blanc soudée à sa cervelle qui a du grillé depuis le temps...

Franchement, je comprend les jeunes qui se réfugient dans l'alcool, quand l”avenir te fait pas bander, tu peux rendre ton envie de mourir utile, tu t'inscris à Al Qaïda tu deviens kamikaz après une formation, ça, ou te bourrer la gueule jusqu'à ne plus savoir qui tu es ou ce que tu fais ici”


Ganva était derrière, en me retournant je le voyais la main sur le capot arrière, en train de serrer les dents.

« Elle est au Cléopâtre avec Kader, elle est sortie de sa voiture, et ils sont entrés ensemble c'est c'qu'il m'a dit... ».

« Attend, attend, attend, ça fait combien de temps qu'elle est à l'intérieur ? »

« Ben maintenant, ils viennent tout juste d'entrer » dit Alhassane en me regardant.

Ganva paraît moins crispé et il ajoute simplement :

« Je vais lui faire bouffer ses dents à c'fils de pute... »

Avec ce que venait de dire Parfait, la phrase d'Alhassane avait une drôle de tonalité. Et c'est peut être ça qui a poussé Abdallah à dire :

« Toi aussi t'es un tocard, tu surveilles pas ta reuss... »

« A c'tt'heure-ci, la tienne elle doit s'toucher devant Sex and the City... mal baisée  »

wech ! »? En voyant un sourire qui prenait forme sur mon visage, Abdallah tente de me bousculer pour mettre une tatepa à Ganva. Mais son bras s'écrase entre ma tête et mon épaule. Je vacille mais je réussis à le repousser.

« Abdallah calme oit, sa soeur elle est avec ce tox', on va prendre une voiture et on la ramène »

« Je vais lui baiser sa mère! » gueule Ganva. Impossible de savoir s'il parlait d'Abdallah ou de Tarek.

« OK, attend je vais demander à Pro... »

« Dis à ce sale portos d'aller se faire enculer avec sa soeur, moi j'reste ici ! », répond Abdallah.

« Wech les jeunes qu'c'qu'c'p'sse »

« Nan la soeur de Ganvaldez elle est avec un mec chelou et faut que tu nous dépannes une voiture »

« Ben prend celle-là, mais 'andak... »


« T'inquiète j'te la ramène dès que j'aurai fini »

« T'as cru quoi ? Dès que t'as fini tu la ramène et pas une balafre»

Parfait dit un mot au mec assis du côté passager, pour voir deux colosses sortir péniblement de la voiture.

Je me retourne vers Abdallah :

« Alors tu viens ou pas ? »

« Je me mets devant si c'est toi qui conduis »


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Comments
#1
ira written on Sunday 27 July 2008, At 07:21
ok ... on a passé à l'argot de banlieue ... t'inquiète pas, je l'aprendrai après un temps
comme américain tout au moins je comprend chaque mot de NAS !!
en fait c'est assez bizarre à lire français au même temps que j'écoute anglais
(c'est une sorte de petite BABEL des langues)
j'ai recherché NAS sur wiki, et j'ai appris qu'il vivait comme enfant en Queensbridge, la plus grande HLM à new york city, voici une photo de celle-ci qui t'intéressait
http://en.wikipedia.org/wiki/Image:Queensbridge_Houses.jpg
#2
Chuck written on Sunday 27 July 2008, At 09:19
J'espère que tu as apprécié cet épisode à sa juste valeur ^^ Cet épisode reprend les idées qui auraient dû etre mise dans le blog sur un seul et même article (le passage de Prophète) et que j'avais perdu à cause de mon disque dure qui avait laché (je t'en avais parlé précédemment).
Cet épisode présente un aspect de la personnalité du personnage principale qui devient quelqu'un d'autre lorsqu'il entre dans cette cité et échange. Tout change en lui, sa façon de parler aux autres et la façon qu'il a de se parler à lui-même.
La dualité de la personnalité du personnage principale sera visible au prochain épisode ou au septième épisode de l'An pire du Mal (et oui il y aura bien un septième épisode ! ).
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Huck était au départ la réincarnation numérique de Huckleberry Finn, le célèbre personnage qui traverse le Mississipi avec son ami Jim. Il avait remplacé sa rame par une souris optique et a commencé à traverser les flots de bits qui transitent dans ce fleuve, lit d'une hyper réalité, qu'est internet en donnant son point de vue sur tout.
Fondamentalement généreux, défendant les malheureux du monde, qu'ils viennent en cargot ou pas, qu'ils meurent sous les bombes ou non, et ce, durant plus d'une année.
Jusqu'au jour où il se rend compte que ses bons sentiments n'ont jamais sauvé personne et qu'une entité noire, qu'il a jusqu'à là retenue le séduise. Après de nombreuses trahisons, désillusions, il comprend qu'en devenant intelligent, il se condamne à être triste.
C'est alors qu'un dernier sursaut, condensé par une énergie nouvelle, pétrie d'orgueil et du matérialisme le plus profond le transforme en une autre personne. Ce qu'il n'était pas sera maintenant sa nouvelle forme.
Il devient < huck.

Se complaisant dans sa noirceur et ne faisant confiance à personne si ce n'est à son propre potentiel, il prend le contrôle de ce blog puis se sert de son alter ego Huck comme caution de son égoïsme, de sa haine qui le nourrit, lui permettant de survivre et surtout de se surpasser.
Plus que jamais, ce que certains considéraient comme les mauvais traits de Huck, seront totalement exacerbés, et théorisés pour former < huck.

Son objectif n'est plus de dénoncer les injustices comme le faisait Huck mais devenir riche et écraser ses contemporains jusqu'à ce que leurs os traversent le sol. Cette haine décuple ses forces comme jamais.
En gagnant les élections inter résidence universitaire du XIIIe arrondissement de Paris, il devient " Le Baron du XIIIe arrondissement " en novembre 2008 en mettant à genou la plus grosse association d'étudiants de France (l'UNEF : 29,09% contre 70,91% pour sa liste).
Homme d'affaires, son réseau professionnel se tisse jusque dans le milieu politique.

Mettre le nom de son vieux père à une hauteur qu'il n'a jamais imaginée, et briser vos espoirs en concrétisant les siens sont devenus sa raison de vivre.

Bienvenue dans la face sombre du Huckleberry Finn du XXIe Siècle.

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comment(s)
Qui suis-je ? samudra (26/11/2009 16:42)

ha ouais ????!!!! fr...

Huck ou <huck ? <huck (08/11/2009 22:15)

Merci d'être pa...

Huck ou <huck ? samudra (08/11/2009 20:14)

un ptit coucou en pa...

Cinquante et une années d'indépendance ahmice (09/10/2009 17:49)

un blog interressant...

Une putain de bonne journée ! samudra (08/10/2009 15:59)

ha oui ..........qua...

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