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< huck | 21st Century's Dark Huckleberry Finn
Wednesday 19 December 2007, a 15:06
L'an pire du mal (suite 2) - Une halène ensanglantée
 

Alhassane était essoufflé. J'avais une sensation, comme si un vide avait parcouru mon corps, de la tête au jambe, pour commander ma chute. Je suis à genou me tenant par la force de mes bras. Je sentais que je n'allais pas tenir longtemps. Mes avant bras tremblaient :

« Wow qu'est ce qui t'arrive ?! »

On me parlait. Ils disaient des choses et moi je n'étais pas capable d'aligner plus de deux réflections de suite... Je n'arrivais plus à penser... On continuait à me parler. On me déplace pour que je puisse m'adosser au mur.

« Qu'est-ce que t'as vue ? Il est mort ? »

Je regarde Ganva, comme si les paroles venait de lui. Je voulais lui répondre. Je manquai de souffle. Mon estomac me fait mal.

Putain, il est mort... On est dans la merde. On va se faire serrer.

Eh ! J'ai juste boxé des portes ! J'ai tué personne...

Pareil, j'ai tué personne. Il était en vie quand on a quitté la pièce.

Il y avait une espèce de coalition qui se formait sous mes yeux. Chacun se dédouanait. Ca signifiait qu'ils s'entendait déjà sur une version... Je servais déjà d'urinoir.

Pendant qu'ils se répartissaient les rôles, je lâche : « Il est pas mort ». Leur discussion s'arrête. Ils me regardent et ils répètent mes mots, avec un espèce de soulagement. Un aveu.

« Il s'est chié dessus mais il respire encore... ».

Il se grattent en frottant leur bonnet contre leur tête sans l'ôter. Ils ne disaient plus rien : j'étais témoin de leur traîtrise latente, cette menace fictive qui se dévoile enfin. J'ai eu en live l'expression de leur esprit : j'ai compris que nous n'étions pas amis. Juste des voisins en mal d'expérience qui se retrouvaient dans un jeu de codes, de réflexes, d'expressions sans cesses renouvelées, redéfinies comme pour brouiller les pistes. On était là, tout le temps, mais on ne se connaît pas vraiment. On ne connaissait pas les limites de l'autre. Chacun avait jusqu'ici méticuleusement travaillé son image : ça partait du choix des baskets, aux soss pour les plans, les meufs avec qui on baise, la voiture que l'on achète en Belgique, jusqu'au temps que l'on passe dehors et surtout comment on l'investit.

On avait les même frustrations, le même stress, mais personne ne ressentait le besoin de l'exprimer. Tout le monde était dans le même merdier.

Je pense que j'en aurai fait autant qu'eux. Je me lève et je les regarde mais chacun se planquait derrière son écharpe, et fixait le sol comme s'ils attendaient un sermon. J'avais effectivement l'intention de leur expliquer les choses plus en détail. Mais en dire trop c'est prendre des risques pour la suite, si les choses se compliquent. De toute façon, je sais maintenant à quoi m'attendre, ils ont indirectement validé leur protocole d'accord...

- On fait quoi maintenant ? Alhassane qui t'as appelé tout à l'heure pour qu'on le rejoigne au centre commercial ?

–  Darius.

Dis lui de nous rejoindre et qu'on se casse d'ici, lui dis-je fermement comme pour me débarrasser de l'aigreur qui me tiraillait face à cette équipe de traître.

Il sort son clapet en faisant une moue comme s'il était injustement opprimé. Dans d'autres circonstances, je lui aurai mis une patate sèche sans prévenir.

Il lui explique donc la situation sans entrer dans les détails, c'est à dire en ne parlant que de ce qu'il se passait à l'extérieur.

La brume toxique nous attendait dehors. Les flics étaient certainement équipé pour provoquer des accidents après toutes les saloperies qu'ils ont reçu dans la gueule.

Putain mec, j'oublierai ap.

Quoi qu'est ce qu'il y a ?

Darius dit qu'il veut pas être repérer là bas, il a endormi trop d'amendes s'il se fait griller, il va casquer...

Putain !

On va faire quoi maintenant ? On va attendre comme des rats qu'ils nous gazent dans ce hall ?

Dis lui de nous attendre au square Montesquieux. Il nous intercepte et on décolle.

Avec ce brouillard tu crois qu'on va y arriver ? On va être en sang et les keufs vont nous cueillir au bout de la rue me dit Ganva.

Écoute si tu veux rester ici, c'est pas mon problème.

En lui balançant cette phrase dans la gueule, je jouais sur sa peur : un délinquant dans une entrée, un cadavre au premier le raccourcis est vite fait. Quelque part j'espérai qu'il me dise je reste, je regrettai déjà de lui avoir dit ça : peut-être qu'il serait resté sans avoir à le pousser. Mais ce salopard sait où son intérêt se trouve : « C'est bon je vous suis ».

On inspire alors profondément et on soulève nos écharpes. Je vois Alhassane qui soulève ses chaussettes. Je remets ma capuche, j'accroche ma batte de base-ball au dos avec un lacet que je sers pour éviter qu'elle tombe : « Wesh Robin du bois de boubou ! ». C'est vrai, je ressemblait à une sorte de Robin des Bois avec cet arc improvisé qu'était ma batte et ce bout de ficelle.

Je ne dis rien, je racle profondément et je crache . Ganva s'étire en s'appuyant sur une boite au lettre. On ne savait pas ce qui allait se passer. La seule chose que l'on souhaite dans ce genre de situation, c'est que les choses se passent vite. Sans voir le truc  venir. Comme une aiguille qu'on t'enfonce dans le cul. 

Ganva récupère les protections d'Abdallah et les engouffre dans son sac. On s'entraidait pour maquiller nos silhouettes. Pendant que je remonte mon panthalon, je vois Alhassane qui prie . Il parle le peul. Je ne sais pas ce qu'il dit. On était face à un adversaire visiblement puissant mais qui s'exprimait dans l'ombre. On a tout fait pour créer cette situation, ce trou d'air, cet ensemble vide où tout est redéfinie : chacun doit prendre ses précautions, ce qui va se passer dépendra directement de chacun de nos actes. Alhassane ouvre la porte et sort le premier.

Il court le dos courbé. L'enfer. La brume me chauffait puis me piquait les yeux, je courrai comme un chien, comme un condamné à mort. Le tapis de bitume défile à une vitesse de dingue sous mes baskets, mes yeux me piquaient d'avantage. Les larmes coulent, et je m'essuie rapidement avec mes moufles. La nuit, j'ai l'impression de courir plus vite. J'ai toujours eu cette sensation. Le décors ne se déplace pas exactement pareil.

Abdallah et Alhassane se sont vite transformés en ombre que cette rosée toxique a fini par avaler. J'étais incapable de comprendre comment il faisait pour se repérer. Très vite mes poumons prennent le dessus sur ma volonté : j'avais sprinté sur une cinquantaine de mètres en coupant ma respiration. Les toxines rentrent prodigieusement dans mes poumons. Cet air agressif, de par sa température et sa composition chimique me brûlait de l'intérieur. Je m'arrête brutalement. Je tousse. Une toux dégueulasse. Une toux qui te fait trembler de l'intérieur, qui te griffe comme si du verre pilé remontait jusqu'à ta gorge. J'essaie de reprendre calmement mon souffle et les toxines  rentrent de plus belle dans mon corps. J'étais pris au piège, comme un insecte ou un rat qu'on gaz. Mon nez coule, et je commence à ressentir la fatigue. Mon coeur s'emballe et ma tête tourne légèrement. Ganva qui était derrière me colle une gifle sur la tête : j'aurai presque cru que c'était un policier sur le coup si en me courbant je n'avais pas vu ses baskets. Je me ressaisis et je reprend le marathon. Je saute la barrière qui me paraissait plus haute avec l'éclairage. Plus je courrai et plus ma respiration s'améliorait. Je m'éloignai des gaz lacrymos pour respirer cet air froid et pure. Je traverse la route sans vérifier quoi que ce soit. Je remarque quand même des points rouges. C'était la police. Ils étaient là où Ganva ou je ne sais plus qui m'avait qu'on allait se faire cueillir.

On coupe directement en passant par à travers quelques buissons plutôt que de les contourner : j'y arriverai plus rapidement ou je me planquerai si nécessaire. Je remercierai jamais assez le maire pour sa politique de refleurissement du quartier ! La vingtaine passée je jouais encore à la chasse à l'homme comme au collège ! Ces années d'entraînement auront servis à quelque chose !

Je cours confiant pour finalement apercevoir Alhassane montrant la direction où se trouvait la voiture de Darius.

Jamais je n'ai été aussi heureux de voir cette Renault Fuego rouge complètement déglinguéez, avec cette fumée blanche derrière elle. Dès que je l'aperçois, j'arrête ma course. Mon coeur me punit. Il boxe ma cage thoracique comme pour fuire son propriétaire. Il tape fort. Je sens les veines de mes tempes, tambouriner à leur tour. Mon écharpe m'étouffe. Je la retire et mon halène sent le sang. Je racle ma gorge pour cracher et voir si je ne saigne pas. Non, c'est blanc.

Je les vois. Mes potes sont déjà à l'intérieur en train de rigoler et en se faisant des tapes. Si j'entre je vais étouffer. Je marche puis arrivé à la portière je respire profondément en m'appuyant sur celle-ci comme un alcoolique sur le point de vomir.

J'étais épuisé, suspendu au bras de sa caisse mais bercé par son ronronnement.



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Comments
#1
Mister K written on Friday 21 December 2007, At 20:53
J'aime beaucoup ton écriture. Elle est précise. Je ne me retrouve pas pourtant dans dans tes scènes décrites. Il manque du hardcore, il manque des réalités que j'ai vécues, le flingue sous la figure avec des moments de pression pures. Il manque le condensé des situations. N'écris pas pour les bobos. Ils ont déjà leur littérature. Ecris pour nous puisque tu as le style qu'il faut. Transformes nos non-dits et nos vécus en réalité. Cela passe aussi par les mots que tu emploies. Condense ton écriture, évite le style biaisé qui s'adresse aux intellos. Si tu parles de ce que je sais, on a pas besoin d'eux. Nos mots explosent à eux seuls. Sans fioritures. Coupe tes mots, tu as déjà l'énergie. N'hésite pas.
Mister K.
#2
Huckleberry Finn written on Friday 21 December 2007, At 21:07
Merci pour ton commentaire !
"Je ne me retrouve pas pourtant dans dans tes scènes décrites. Il manque du hardcore, il manque des réalités que j'ai vécues, le flingue sous la figure avec des moments de pression pures." : la violence est toujours la conséquence d'un mécanisme parfois très nuancée. Ca peut partir d'un hochement, d'un mot ou un acte directe. J'essaie de décrire quelque chose tout en restant crédible.
La vie est faite de fioritures : pourquoi faire comme si les choses sont directes ou binaires ? Les rappeurs que j'admire beaucoup le font beaucoup mieux que moi. Ceux qui vivent dans les banlieues extrêmes ressentent des choses, des peurs, des mélanges mais pas seulement. Leur problème c'est parfois de réussir à l'exprimer.
Mes mots ici ne sont pas là pour opposer des gens contre les autres : s'il y a bien une chose que j'excècre ce sont les communarismes et les gens qui l'entretiennent.
#3
Huckleberry Finn written on Friday 21 December 2007, At 21:30
La vie n'est pas manichéenne. Si elle l'a été elle ne l'est plus.
Après je pense que ca dépend de ta conception de l'écriture : est ce que c'est un exercice "égoïste" où la personne décharge, ou une expérience intéractive qu'un type de la street ou de paname peuvent comprendre. Un texte trop fermé par les jargons etc ca le rend inaccessible : je trouve plus intéressant de voir un paysan comprendre certaines sensations, que d'écrire pour une communauté. Il faut casser ses barrières.
La violence aujourd'hui elle est partout, à la télé, entre les gens : je souhaite partager une expérience fictive.
Tu sais aussi bien que moi que des gens se sont battis une réputation sans avoir eu à approcher un gun.
Je ne crache pas sur la violence ! Mais chaque chose en son temps ;-)
#4
Mister K written on Saturday 22 December 2007, At 12:03
Mon précédent commentaire était "provocateur" à dessein :) Une manière rentre dedans pour vite savoir à qui j'avais vraiment affaire. Maintenant je sais :) Prends le comme une mauvaise blague de ma part. Je reformule donc.

Je partages tes positions sur le communautaire, l'approche de la violence et sur le principe que l'écriture doit être la plus ouverte possible.

Ton écriture me plait, elle est claire, descriptive, sans trop se perdre et elle atteint son objectif. Mon approche de l'écriture est aussi destinée à communiquer mon univers vers l'autre et il y a mille et une façon d'y parvenir c'est sur.

Concernant cette histoire, je m'y serais pris autrement je pense. J'aurais écris toute cette scène de façon à ce que le lecteur ressente plus encore la chose de l'intérieur, avec moins d'amplitude, plus saccadée, sans forcément passer par du "jargon" ou employer "la violence". Si, si, c'est possible :)

Tu le fais à certain passages mais sur d'autres, tu emploies trop de "politesses" stylistiques. Ce qui fait que ton personnage par moments devient neutre, lisse, et forcément il accroche moins le regard et captes moins l'attention sur le but de la scène. Il manque du "hardcore". Et par hardcore j'entends plus de rugosité dans les mots employés, de réalisme.
Mister K
#5
Mister K written on Saturday 22 December 2007, At 12:04
(Suite) Exemples et questions :
- "Abdallah", c'est le prénom qui est quasi systématiquement employé au travers de son diminutif : Abdel. Pourquoi ton personnage dit Abdallah ? Ils ne sont pas proches ?

- "Je remercierai jamais assez le maire pour sa politique de refleurissement du quartier !"
On dirait une phrase écrite par un scénariste de Magnum :) C'est "bobo" tout cru. Ton personnage est un bobo infiltré dans une cité ? Ou quelqu'un issu de la cité ? Ce genre de détails amoindrissent ton texte car sur une base réaliste tu crées des glissements "irréalistes". Selon moi en tout cas.

Globalement, tu as l'écriture sure, agréable et tu arrives à intéresser le lecteur. La ou je ne te suis pas, c'est sur l'aspect trop lisse du vocabulaire employé. On a l'impression même à certains passage que les personnages ont 50 ans vu le vocabulaire qu'ils emploient ou que l'action se passe dans les années 50.
Et du coup, c'est ton texte qui perd de sa valeur.

Si tu veux vraiment faire partager une expérience fictive, fais le de façon à être le plus crédible possible.

Mis à part ça félicitations :)
Et si mes critiques que j'espère constructives te servent, je reviendrais avec plaisir suivre ce texte :)
Mister K.
#6
Huckleberry Finn written on Saturday 22 December 2007, At 13:01
Merci pour tes commentaires !
Je vais commencer si tu me le permets par tes questions et remarques ;-)

- "Abdallah", c'est le prénom qui est quasi systématiquement employé au travers de son diminutif : Abdel. Pourquoi ton personnage dit Abdallah ? Ils ne sont pas proches ?
J'ai préféré garder le prénom en entier, Abdallah plutôt qu'Abdellah ou Abdel pour la simple raison que c'est quelqu'un qui a grandi dans une famille très pieuse. Il a lui aussi son histoire mais ce qui touche principalement mon personnage principale plus que ses prouesses de taek wondo, c'est sa piété. Il l'appelle donc par son prénom en entier sachant que si l'on connait la signification de ce prénom (abdel = serviteur, allah=dieu). J'ai volontairement fait le choix de ne pas employer de diminutif pour relever le côté pieux de ce personnage, contrairement à Alhassane que j'appelle Alhass souvent.
#7
Huckleberry Finn written on Saturday 22 December 2007, At 13:05
C'est sûre qu'à ce niveau de l'histoire et ma façon de raconter les choses ils semblent assez distants, c'est pourtant comme ça dans les cités : il y a beaucoup de paradoxe dans les liens qu'il peut exister entre ces personnes. Des fois l'amitié ou quelque chose qui y ressemble se déploie (quand ils aident mon personnage à s'adosser contre le mur, quand il le sorte de cette espèce de strangulation), et des moments de solitudes intenses qui frise la paranoïa : je suis d'accord avec toi que ma principale erreur parfois, c'est de parfois trop tenir le lecteur par la main et lui décrire les choses. Mais j'essaie ici de constamment balancer entre la position de spectateur et acteur.
Dans les cités chaudes, il est rare de vraiment cerner les sentiments de ses voisins. D'où peut être une part du mal aise (ça n'explique pas tout loin de là).

- "Je remercierai jamais assez le maire pour sa politique de refleurissement du quartier !"
C'est une phrase parmis d'autre qui trahisse la vrai nature de mon personnage. Il est plus au courant de ce qu'il lui arrive, ce qu'il se passe autour de lui que ses propres "amis" qui se sont enfermés dans des rôles, ou vivent ces choses là en sachant pertinemment que ce n'est que du provisoire.
#8
Huckleberry Finn written on Saturday 22 December 2007, At 13:07
C'est sûre qu'à ce niveau de l'histoire et ma façon de raconter les choses ils semblent assez distants, c'est pourtant comme ça dans les cités : il y a beaucoup de paradoxe dans les liens qu'il peut exister entre ces personnes. Des fois l'amitié ou quelque chose qui y ressemble se déploie (quand ils aident mon personnage à s'adosser contre le mur, quand il le sorte de cette espèce de strangulation), et des moments de solitudes intenses qui frise la paranoïa : je suis d'accord avec toi que ma principale erreur parfois, c'est de parfois trop tenir le lecteur par la main et lui décrire les choses. Mais j'essaie ici de constamment balancer entre la position de spectateur et acteur.
Dans les cités chaudes, il est rare de vraiment cerner les sentiments de ses voisins. D'où peut être une part du mal aise (ça n'explique pas tout loin de là).

- "Je remercierai jamais assez le maire pour sa politique de refleurissement du quartier !"
C'est une phrase parmis d'autre qui trahisse la vrai nature de mon personnage. Il est plus au courant de ce qu'il lui arrive, ce qu'il se passe autour de lui que ses propres "amis" qui se sont enfermés dans des rôles, ou vivent ces choses là en sachant pertinemment que ce n'est que du provisoire.
#9
Huckleberry Finn written on Saturday 22 December 2007, At 13:12
"les personnages ont 50 ans vu le vocabulaire qu'ils emploient ou que l'action se passe dans les années 50."
J'aime beaucoup ta remarque : il est vrai qu'ils ont l'air d'avoir 50 ans. En banlieue il y a beaucoup de gens qui "font les anciens" en reprenant leur expression. Ces anciens sont parfois d'ex taulard des années 80 90. Ils reprennent leur expression pour se donner une certaine consistance. J'ai justement l'intention d'introduire un nouveau personnage qui correspond à ce profile.
Je te rejoins : parfois j'ai le sentiment sur certains passages de ne pas être allé suffisamment loin, mais j'avais aussi peur de briser le coté précipité des choses.

En tout cas merci pour tes remarques ! Si tu en as d'autres n'hésitent pas à les partager ici ! Tu es le bienvenue !
#10
Huckleberry Finn written on Saturday 22 December 2007, At 13:28
J'ai oublié cette remarque :
Tu le fais à certain passages mais sur d'autres, tu emploies trop de "politesses" stylistiques. Ce qui fait que ton personnage par moments devient neutre, lisse, et forcément il accroche moins le regard et captes moins l'attention sur le but de la scène. Il manque du "hardcore".

En groupe mon personnage se dilue même s'il a des moments d'autorité, c'est un type qui joue avec les limites et il sait que ca peut se casser. En apparence il n'a rien de plus que ses "amis".
Il faudrait aussi que lecteur n'aie pas l'impression que tout à été planifié à 100% ^^
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Huck était au départ la réincarnation numérique de Huckleberry Finn, le célèbre personnage qui traverse le Mississipi avec son ami Jim. Il avait remplacé sa rame par une souris optique et a commencé à traverser les flots de bits qui transitent dans ce fleuve, lit d'une hyper réalité, qu'est internet en donnant son point de vue sur tout.
Fondamentalement généreux, défendant les malheureux du monde, qu'ils viennent en cargot ou pas, qu'ils meurent sous les bombes ou non, et ce, durant plus d'une année.
Jusqu'au jour où il se rend compte que ses bons sentiments n'ont jamais sauvé personne et qu'une entité noire, qu'il a jusqu'à là retenue le séduise. Après de nombreuses trahisons, désillusions, il comprend qu'en devenant intelligent, il se condamne à être triste.
C'est alors qu'un dernier sursaut, condensé par une énergie nouvelle, pétrie d'orgueil et du matérialisme le plus profond le transforme en une autre personne. Ce qu'il n'était pas sera maintenant sa nouvelle forme.
Il devient < huck.

Se complaisant dans sa noirceur et ne faisant confiance à personne si ce n'est à son propre potentiel, il prend le contrôle de ce blog puis se sert de son alter ego Huck comme caution de son égoïsme, de sa haine qui le nourrit, lui permettant de survivre et surtout de se surpasser.
Plus que jamais, ce que certains considéraient comme les mauvais traits de Huck, seront totalement exacerbés, et théorisés pour former < huck.

Son objectif n'est plus de dénoncer les injustices comme le faisait Huck mais devenir riche et écraser ses contemporains jusqu'à ce que leurs os traversent le sol. Cette haine décuple ses forces comme jamais.
En gagnant les élections inter résidence universitaire du XIIIe arrondissement de Paris, il devient " Le Baron du XIIIe arrondissement " en novembre 2008 en mettant à genou la plus grosse association d'étudiants de France (l'UNEF : 29,09% contre 70,91% pour sa liste).
Homme d'affaires, son réseau professionnel se tisse jusque dans le milieu politique.

Mettre le nom de son vieux père à une hauteur qu'il n'a jamais imaginée, et briser vos espoirs en concrétisant les siens sont devenus sa raison de vivre.

Bienvenue dans la face sombre du Huckleberry Finn du XXIe Siècle.

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Qui suis-je ? samudra (26/11/2009 16:42)

ha ouais ????!!!! fr...

Huck ou <huck ? <huck (08/11/2009 22:15)

Merci d'être pa...

Huck ou <huck ? samudra (08/11/2009 20:14)

un ptit coucou en pa...

Cinquante et une années d'indépendance ahmice (09/10/2009 17:49)

un blog interressant...

Une putain de bonne journée ! samudra (08/10/2009 15:59)

ha oui ..........qua...

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